Le Maroc 1ère destination des investissements étrangers au Maghreb

Dimanche, septembre 28th, 2008

Le Maroc demeure la première destination des investissements étrangers directs (IED) au Maghreb, drainant, entre 2001 et 2007, des flux de plus de 13,6 milliards de dollars qui lui ont permis de surpasser nettement les pays de la région, selon la presse spécialisée marocaine.

En 2007, le Maroc a attiré environ 2,57 milliards de dollars d’IED contre 2,4 milliards en 2006. La répartition des IED au Maroc par pays d’origine montre la prédominance des membres de l’Union européenne, conduits par la France avec 14,42 milliards de dirhams (1 dollar = 7,5 dirhams) et l’Espagne avec 6,08 milliards en 2007.

Le flux des investissements des pays européens au Maroc en 2007 représente 73,5% du total des IED, alors que les investissements des pays arabes, notamment du Golfe, ont progressé à un rythme soutenu pour atteindre 19,3 pour cent du total des investissements en 2007 contre 9,9% en 2006.

Le tourisme est le secteur qui a le plus reçu d’investissements avec 12,03 milliards de dirhams en 2007, soit 33 pour cent du total des IDE, le secteur immobilier venant en deuxième position avec un volume d’investissements de 7,2 milliards de dirhams.

Par ailleurs, les Marocains résidant à l’étranger contribuent également aux IED avec un volume d’investissements qui s’élève à 711,2 millions de dirhams en 2007 contre 448,2 en 2006. La majorité de ces investissements est destinée aux secteurs de l’immobilier, du tourisme et de la restauration.

En 2008, les autorités financières marocaines ont approuvé 72 projets pour un montant global de 71,9 milliards de dirhams qui permettront de créer 40.023 emplois directs.

Outre le fait qu’il soit un pays qui attire de plus en plus d’IED, le Maroc est devenu émetteur de ces investissements. En 2007, le royaume chérifien a investi 652 millions de dollars à l’étranger, notamment en Afrique.

On rappelle que la région du Maghreb regroupe, outre le Maroc, la Libye, l’Algérie, la Tunisie et la Mauritanie.

afrik.com

Addoha construira une cimenterie au Maroc pour 213 M€

Jeudi, septembre 18th, 2008

L’un des plus importants opérateurs immobiliers du Maroc a annoncé vouloir implanter une nouvelle cimenterie dans le pays. Coût : 213 M€ pour une capacité de production de 1.6 million de tonnes par an.

Addoha construira une cimenterie à Beni Mellal, à 220 km au sud-est de Rabat, pour un investissement de 213 millions d’euros.

Les travaux démarreront avant la fin de l’année et devraient durer 30 mois. L’usine aura une capacité de production de 1.6 million de tonnes par an. A terme, le site devrait créer quelque 2.000 emplois pendant la phase de construction et de montage, puis 250 autres directs et indirects stables, après sa mise en service, a indiqué l’AFP.

En outre, Addoha a prévu l’installation d’une autre cimenterie dans la région de Settat (sur de Rabat), d’une capacité de production équivalente.

batiactu.com

Tourisme Maroc: L’immobilier locatif touristique arrive.

Samedi, septembre 6th, 2008

Adil Douiri, ministre du TourismeLe projet de loi sur l’immobilier locatif à vocation touristique est fin prêt. Le texte qui doit être soumis incessamment au Conseil de gouvernement introduit plusieurs nouveautés.

Le projet de loi sur l’immobilier locatif à vocation touristique est fin prêt. Le texte passera au plus tard lors du Conseil de gouvernement du 10 février prochain. Défendu par Adil Douiri, cet outil législatif qui ne suscite pas d’enthousiasme débordant du côté du ministère des Finances a été réalisé sur la base d’une étude préalable.

Ce travail, indique-t-on au ministère, devrait déterminer les bases d’une législation et d’une fiscalité encourageantes pour inciter les investisseurs, institutionnels ou individuels marocains à investir leurs fonds ou leurs épargnes dans l’immobilier locatif touristique.

Pour sa part, les Finances considéraient que ce type de produit devrait relever du même cadre législatif que celui de l’immobilier classique. C’est dire qu’en concept, c’est sur les incitations fiscales à donner à L’ILVT que les avis divergent.

Deux catégories de résidences touristiques se distinguent au regard du texte de loi : d’abord les résidences immobilières touristiques à créer. Il s’agit d’ensembles comprenant des appart-hôtels à vendre. En elle même, la résidence touristique est considérée comme un hôtel. Le propriétaire qui peut louer son appart-hôtel n’a pas le droit d’y séjourner plus de deux mois par an.

Côté gestion, tout est ficelé. La RIT est donc une résidence immobilière touristique dont les unités de logement appartiennent à plusieurs copropriétaires qui s’engagent à en confier la gestion, pendant une période d’au moins neuf ans, à une société de gestion unique titulaire d’une licence d’exploitation. Au gestionnaire revient la mission de s’assurer de l’homogéneité de l’ameublement et la permanence de l’exploitation. Quant aux résidents, ils sont soumis à la loi sur la copropriété.

Quant à la deuxième catégorie, elle concerne les résidences touristiques déjà existantes et exploitées en mode time share. «Une catégorie à encadrer et à réguler », déclare-t-on au ministère du Tourisme. Sur ce point, un texte de loi, actuellement en cours de finalisation, viendra en complément de celui relatif à l’immobilier locatif à vocation touristique. Le time share s’emploie pour un ensemble homogène d’appartements ou de villas meublées dont l’usage est partagé entre plusieurs détenteurs qui possèdent chacun un droit préférentiel d’utilisation à une date donnée. L’adoption de ces nouvelles dispositions législatives permettront au programme «Vision 2010 » de trouver une alternative à la lenteur relative du rythme de construction des lits hôteliers.

En 2005, à peine 5800 lits ont été ouverts contre 9 500 en 2004. Des chiffres qui sont encore loin des objectifs du contrat-programme qui consistent à lancer dans le circuit commercial 16.000 nouveaux lits par an. Le projet de loi sur l’immobilier locatif à vocation touristique permettra-t-il de combler le gap ?

Par : Adam Wade / Aujourd’hui le Maroc.

Transactions immobilières au Maroc: Bureaucratie et clientélisme

Vendredi, août 22nd, 2008
  • Différents guichets compliquent les procédures
  • Les congés et dessous de table rajoutent au calvaire

Transactions immobilières au Maroc: Bureaucratie et clientélisme

Un calvaire. La qualification n’est pas exagérée quand il s’agit de recourir aux prestations de l’administration marocaine. Ainsi, la combinaison entre procédures, lentes et compliquées, et certaines pratiques peu scrupuleuses font qu’une simple transaction immobilière se transforme en un véritable cauchemar.
Principaux protagonistes: Conservation foncière, Fisc et commune. Voici en détails le parcours épineux d’une vente d’un bien immeuble:
Une fois le contrat de vente conclu, l’acheteur doit s’empresser de l’enregistrer.
Un délai d’un mois à partir de la date de la signature de l’acte étant de rigueur. Un jour de plus et les majorations commencent à tomber.
Avec les départs simultanés en congés durant ces trois derniers mois, les services sont dégarnis.
Le fonctionnaire du service d’enregistrement qui, en temps normal, gère les actes d’une vingtaine de notaires, se trouve, du coup, à effectuer le remplacement du collègue avec toute une quantité supplémentaire d’actes. Beaucoup de travail, donc des dossiers qui traînent. Seuls les actes dont le délai d’enregistrement arrive à expiration passent en urgence.
Cependant, derrière tout acte, il y a des engagements à honorer (de la part du notaire et de son client, vis-a-vis des banques, de la part du vendeur pour d’autres fins, une nouvelle acquisition immobilière, des dettes a payer…). Ceux qui comprennent bien le système, laissent cette corvée aux stagiaires et aux coursiers des notaires ou avocats. Ces professionnels, connaissant si bien le rouage de l’administration, arrivent à enregistrer l’acte dans les plus brefs délais. (more…)