Lundi, décembre 8th, 2008
Les Maghrébins résidants à l’étranger ont été également atteint d’une certaine manière par la crise financière. De tous les immigrés de France, les Marocains semblent sans doute les plus déçus, les premières victimes de la crise sont déjà tombées
Il y a seulement trois mois, on était «bikhir». On a passé des vacances superbes au Maroc. Au retour, on est tombé dans la m… Le licenciement sec a également les MRE et l’ensemble du personnel dans la boîte où je travaille. Pas moyen de se maintenir. Le patron lui-même s’est inscrit aux ASSEDIC (chômage)». Abbès est sonné par le déluge social qui a commencé à sévir en France. Il ne comprend pas. Seule consolation : la recrudescence des licenciements parmi ses amis. Il sait aujourd’hui, qu’il ne pourra pas avant longtemps, envoyer un seul euro à Machrâa Bel Ksiri où ses parents et ses trois frères chômeurs subsistent grâce aux transferts qu’il leur fait parvenir par Western Union. Ici, ses deux jeunes enfants et sa femme doivent désormais sacrifier la sortie du samedi chez les cousins et amis et, plus encore, la récréation-café chez Robert, non loin de Tati. En réalité, les 3,5 millions de MRE dont les transferts constituent la principale source de devises du Royaume, ont vite intégré l’ampleur de la crise. Les faux frais, les voyages éclairs au Maroc et les prêts au frère ou au cousin relèvent déjà du passé.
La peur des lendemains
La ceinture est serrée et la peur des lendemains sombres commande désormais les attitudes et les comportements. Bien sûr, les délégations des banques marocaines en Europe continuent à vanter leurs produits d’épargne, promettre des crédits immobiliers à bas taux et même bénéficier de report d’échéances. Mais chacun sait que l’horizon est sombre et qu’il est plus que jamais nécessaire de préparer des parades à la crise. Mustapha a déjà pris les devants. «Je me suis mis d’accord avec mon patron sur un licenciement pour faute grave. Cette formule me permet de m’inscrire au chômage en bénéficiant d’indemnités conséquentes durant 37 mois. Pendant ce temps-là, je travaillerai au noir à 60 euros par jour. Pas d’impôts, pas de tracasseries avec les services sociaux !». Mais tout le monde n’est pas électromécanicien, qui plus est spécialiste des semi-remorques comme Mustapha. «Les difficultés que rencontreront les MRE durant cette crise, viendront du fait que ces derniers se composent majoritairement de deux grandes catégories : d’une part, les profils surdimensionnés qui ne peuvent trouver des emplois que - précisément -dans les niches frontalement frappées par la crise financière et économique et, d’autre part, les ouvriers non qualifiés», assure Sophie Achouchi, chargée de développement Europe chez une filiale de LVMH.
Cela dit, le pays d’origine souffrira autant de cette crise dont les prémisses se sont faufilées à travers le trapèze boursier, sans que l’on y prenne garde. Les transferts de fonds des MRE ont représenté plus du double des investissements directs étrangers et auraient atteint, en 2007, la somme de 57 milliards de dirhams. On a même pu enregistrer l’engrangement lors du premier semestre 2008 de 3,5 milliards de dollars, soit une hausse de 5% par rapport à la même période de l’année précédente. Mais la foudre a frappé aussitôt et les intempéries sont venues rappeler aux Marocains leurs fragilités diverses et variées. Parmi ces fragilités, il est un fait peu connu du commun des Marocains : Citant le Conseil déontologique des valeurs mobilières (CDVM), l’Oxford Business Group (OBG, un cabinet d’intelligence économique basé à Londres) relève que le nombre des MRE a constitué 58% du nombre total des «étrangers» qui ont investi dans la Bourse de Casablanca. Parallèlement, les Organismes de placement collectif en valeurs mobilières (OPCVM), ou fonds mutuel, ont attiré le plus les MRE qui ont transféré 1,68 milliard de dollars au titre de l’année 2007 - soit une part de 27,8% de l’ensemble des investissements en titres d’OPCVM. Cette épargne boursière bien consistante des MRE a donc été pénalisée par la crise financière qui n’a pas épargné le Maroc. La crise n’a pas épargné l’informel non plus. Quartier Les Bosquets à Montfermeil. Ici, la mémoire collective garde jalousement les affrontements sanglants entre les jeunes des quartiers et les forces de l’ordre pilotées par l’ex-ministre de l’Intérieur Sarkozy. C’est ici que le Karcher fut évoqué par celui qui deviendra Président.
Fermetures d’usines
Le marché des Bosquets n’est que l’entrée en matière d’un véritable souk qui se tient deux fois par semaine à quelques enjambées de là : Clichy-sous-Bois. «Il y a quelques semaines encore, je pouvais dépenser sans lésiner sur les légumes, les fruits et la viande. Je ne peux plus acheter des sacs de 10 kg de pommes de terre, de carottes, d’oignons…etc. et des cartons de cinq poulets. Maintenant, je vais molo-molo. On ne sais pas de quoi demain sera fait», raconte Fatiha Lamrani, pourtant cadre moyen de la fonction publique territoriale du Département de Seine-Saint-Denis. Mère de deux enfants, elle n’hésite pas à dire qu’elle pourrait, le cas échéant, vendre sa maison de Mohammedia pour faire face à la panoplie de crédits qu’elle a contractés en France. Même les vendeurs à la sauvette qui peuplent l’intersection des boulevards Rochechouart et Barbès n’ont plus le vent en poupe. L’informel ne nourrit plus suffisamment son homme «Les gens vont vers les objets utilitaires plus que vers les gadgets», affirme kader, 15 ans de «business» à Barbès. Au commissariat du quartier, on n’établit plus mécaniquement les PV des ventes à la sauvette : «Si on n’est pas sur un flag, on laisse passer. La majorité de ces jeunes ont leurs papiers en règle. Ils ne trouvent pas de boulot. On ferme les yeux deux fois sur trois», assure un inspecteur accoudé à un bar de la rue Mira en sirotant un thé.
tunisieaffaire.com
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Samedi, septembre 20th, 2008
Le gouvernement marocain peut se féliciter des efforts fournis pour l’amélioration de l’image internationale de son économie.
les premiers fruits s’illustrent notamment par la course des investisseurs internationaux vers le financement des mégas projets qui auront un impact immédiat sur la dynamisation de l’économie locale, de l’infrastructure ainsi que sur l’amélioration du niveau de vie des citoyens Marocains.
Les Autoroutes et les Routes: Poursuite de la réalisation de la rocade méditerranéenne entre Tanger et Saïdia. Accélération du rythme de réalisation du programme des autoroutes en vue d’atteindre une moyenne de 150 km annuellement ainsi que poursuite de la construction des routes dans le monde rural, avec un rythme de 2.000 km annuellement contre 1.500 km ces dernières années.
Les Aérodromes (Aéroport) : Elargissement des aéroports et aérogares de Casablanca Mohammed V, Marrakech-Menara, Dakhla, Essaouira- Mogador, Tanger, Al-Hoceima, ainsi que la restructuration de l’aérogare de Rabat-Salé.
Les Trains et Chemins de fer : Parachèvement du doublement de la ligne Fès-Meknès, la desserte du complexe portuaire Tanger-Med au réseau ferroviaire; poursuite de la réalisation de la ligne Taourirt–Nador et la construction et aménagement de plusieurs gares pour les voyageurs et le lancement du processus de réalisation du Train à Grande Vitesse (TGVM) entre Tanger et Casablanca.
Les Ports : Renforcement des infrastructures du Port de Mohammedia et poursuite des travaux de construction du complexe portuaire Tanger-Med, du Port de Mediq, du Port de Boujdour; parachèvement des travaux de construction du port de Larache ainsi que le réaménagement du quai au Port de Mehdia. Lancement des travaux de construction d’un port de plaisance et de pêches à Nador (Marchica).
Les Barrages Hydroliques: Lancement de la construction de quatre nouveaux barrages : le barrage Zrar sur Oued Ksoub dans la province d’Essaouira, le barrage Tamkit dans la province d’Errachidia, le barrage Tamlout dans la province de Khenifra et le barrage Moulay Bouchta dans la province de Chefchaoun ; outre la poursuite des travaux de construction de huit complexes hydrauliques à savoir : le barrage Mazar, Koudiat El Garn, et Tamdroust dans la Province de Settat, le Barrage El Himer, les barrages Oued R’mel et Martil dans la Province de Tétouan et le Barrage Wirgane et Taskourt dans la région de Marrakech.
La Production des Energies : Poursuite de la réalisation de parcs éoliens et de centrales thermiques et électro-hydrauliques dont la centrale fonctionnant à la fois au gaz naturel et avec l’énergie solaire à Beni Mathar. Les investissements de l’Office National de l’Electricité (ONE) devraient dépasser le montant de 11 milliards de dirhams en 2008.
Les hôpitaux : Poursuite de la construction des trois centres hospitaliers universitaires de Fès, de Marrakech et d’Oujda, lancement des travaux pour la construction de 11 hôpitaux locaux, mise à niveau de 21 hôpitaux locaux et mise en service de plus de 200 centres de soins et 8 hôpitaux locaux.
Le Sport : Poursuite de la construction des stades de Tanger, de Marrakech et d’Agadir et préparation des études nécessaires au lancement du projet de construction du complexe sportif de Casablanca d’un coût global avoisinant 4 milliards de dirhams.
La Culture : Poursuite de la construction des trios complexes à caractère national que sont la Bibliothèque Nationale, le Musée National d’Archéologie et le Musée National des Arts Modernes.
Le secret des secteurs et entreprises locomotives
Dire que le Maroc est devenu ces dernières années un grand chantier à ciel ouvert n’est plus un scoop. Cela se constate de visu. Et là où ce gigantesque chambardement n’est pas encore arrivé, la contestation a vite fait de l’appeler. Dans les régions reculées, par exemple, à Anefgou, Sidi Ifni, ou autre…
Une chose est sûre, un autre Maroc se construit. Pas au rythme que l’on souhaiterait. A cause de facteurs tant endogènes qu’exogènes. Mais il se construit. Et s’il est des secteurs à la traîne, il en est d’autres à la pointe de cette spectaculaire avancée.
Les secteurs et entreprises locomotives – là non plus il n’y a pas scoop – sont connus. Ports (comme Tanger Med), aéroports, autoroutes, chemins de fer (gares comprises), immobilier (et industries y afférentes), tourisme, services (de l’offshoring à la sécurité sociale, en passant par les offres de prestation bancaires et boursières)… Le chambardement est partout avec une nouveauté : le rôle sans précédent d’entreprises et établissements publics dont certains étaient considérés il y a peu comme des boulets et qui tirent désormais le Maroc vers le haut.
Quel est le secret de ces secteurs et entreprises locomotives ? Ils répondent tous à une volonté politique très forte, clairement déclinée et qui s’inscrit dans un horizon déterminé. L’Etat a des objectifs précis, chiffrés, datés. Tous les leaders dans leur domaine vont donc dans le même sens avec, chacun, ses obligations de résultats. Et ceux qui ne sont pas leader n’ont que deux options à terme : le devenir ou disparaître.
D’après l’article de Hakim Arif
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Samedi, septembre 6th, 2008
Adil Douiri, ministre du TourismeLe projet de loi sur l’immobilier locatif à vocation touristique est fin prêt. Le texte qui doit être soumis incessamment au Conseil de gouvernement introduit plusieurs nouveautés.
Le projet de loi sur l’immobilier locatif à vocation touristique est fin prêt. Le texte passera au plus tard lors du Conseil de gouvernement du 10 février prochain. Défendu par Adil Douiri, cet outil législatif qui ne suscite pas d’enthousiasme débordant du côté du ministère des Finances a été réalisé sur la base d’une étude préalable.
Ce travail, indique-t-on au ministère, devrait déterminer les bases d’une législation et d’une fiscalité encourageantes pour inciter les investisseurs, institutionnels ou individuels marocains à investir leurs fonds ou leurs épargnes dans l’immobilier locatif touristique.
Pour sa part, les Finances considéraient que ce type de produit devrait relever du même cadre législatif que celui de l’immobilier classique. C’est dire qu’en concept, c’est sur les incitations fiscales à donner à L’ILVT que les avis divergent.
Deux catégories de résidences touristiques se distinguent au regard du texte de loi : d’abord les résidences immobilières touristiques à créer. Il s’agit d’ensembles comprenant des appart-hôtels à vendre. En elle même, la résidence touristique est considérée comme un hôtel. Le propriétaire qui peut louer son appart-hôtel n’a pas le droit d’y séjourner plus de deux mois par an.
Côté gestion, tout est ficelé. La RIT est donc une résidence immobilière touristique dont les unités de logement appartiennent à plusieurs copropriétaires qui s’engagent à en confier la gestion, pendant une période d’au moins neuf ans, à une société de gestion unique titulaire d’une licence d’exploitation. Au gestionnaire revient la mission de s’assurer de l’homogéneité de l’ameublement et la permanence de l’exploitation. Quant aux résidents, ils sont soumis à la loi sur la copropriété.
Quant à la deuxième catégorie, elle concerne les résidences touristiques déjà existantes et exploitées en mode time share. «Une catégorie à encadrer et à réguler », déclare-t-on au ministère du Tourisme. Sur ce point, un texte de loi, actuellement en cours de finalisation, viendra en complément de celui relatif à l’immobilier locatif à vocation touristique. Le time share s’emploie pour un ensemble homogène d’appartements ou de villas meublées dont l’usage est partagé entre plusieurs détenteurs qui possèdent chacun un droit préférentiel d’utilisation à une date donnée. L’adoption de ces nouvelles dispositions législatives permettront au programme «Vision 2010 » de trouver une alternative à la lenteur relative du rythme de construction des lits hôteliers.
En 2005, à peine 5800 lits ont été ouverts contre 9 500 en 2004. Des chiffres qui sont encore loin des objectifs du contrat-programme qui consistent à lancer dans le circuit commercial 16.000 nouveaux lits par an. Le projet de loi sur l’immobilier locatif à vocation touristique permettra-t-il de combler le gap ?
Par : Adam Wade / Aujourd’hui le Maroc.
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Dimanche, août 24th, 2008
Notaires, agents immobiliers, promoteurs et banquiers sont unanimes : le marché est presque immobile. Les professionnels prévoient une stagnation des prix, mais pas une baisse.Les encours de crédits immobiliers aux particuliers ont diminué entre avril et juin.
page_image «Il y a six mois, nous redoutions une éventuelle crise du logement. Aujourd’hui, nous pouvons affirmer que nous y sommes arrivés». Le commentaire sort de la bouche du responsable des crédits immobiliers d’une grande banque de la place. «Un projet qui demandait une période de commercialisation d’un mois l’an dernier en demande aujourd’hui trois ou quatre», poursuit-il. Ses propos trouvent d’ailleurs écho chez les notaires : «C’est calme, trop calme même !» ; et chez certains agents immobiliers : «Depuis les trois derniers mois? Pas une seule vente !».
Ce n’est pas une surprise, le ralentissement du marché immobilier défraie la chronique depuis six mois déjà. Les premiers signes sont apparus à Marrakech sur le segment du haut standing.
La différence, c’est qu’aujourd’hui les intervenants du secteur sont unanimes et constatent la tendance qu’ils redoutaient tant : celle du calme plat, le vrai. «Sans exagérer, je peux affirmer que mon activité a diminué de plus de la moitié», confie un notaire de Casablanca. (more…)
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Samedi, juin 21st, 2008
Le ministère de l’habitat veut réguler les prix de l’immobilier et développer l’offre. Des réflexions sont engagées pour la mise en place d’une taxe sur les logements vacants et la création d’une agence nationale d’intermédiation de location.
C’est un remaniement de taille que le secteur de l’immobilier se voit offrir. Les réformes sont considérables. Elles versent toutes dans un seul objectif. Rendre la propriété accessible à tous et stabiliser les prix de l’immobilier. Intervenant au nom du ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et de l’Aménagement de l’espace, Taoufiq Hejira lors d’une table ronde organisée, vendredi à Casablanca, par la Chambre britannique du Commerce sur le thème «Coût de l’immobilier au Maroc: opportunités et limites», Abderrahmane Chorfi, directeur général de l’Urbanisme, de l’Architecture et de l’Aménagement du territoire a tout d’abord rappelé les douze mesures annoncées ces derniers jours et destinées à réguler les prix de l’immobilier. Il a, en outre, indiqué que le Code de l’Uurbanisme en est à ses dernières retouches au Secrétariat général du Gouvernement avant d’être soumis au Conseil de gouvernement. «Nous formulons l’espoir qu’il arrive au Conseil du gouvernement d’ici juin 2008, et pouvoir ainsi être déposé au parlement à la session de septembre prochain», a-t-il indiqué. Et ce n’est pas le seul texte qui attend validation. Selon M. Chorfi un autre texte relatif aux quartiers non réglementaires est également dans le pipe.
«Parmi les mesures envisagées le ministère travaille sur un code de commercialisation qui permettrait la lutte contre la spéculation», a annoncé le directeur général de l’Urbanisme, de l’Architecture et de l’Aménagement du territoire. Le volet juridique n’est pas seul concerné. En effet, «de nouvelles villes sont en cours d’études dans les périmètres de Tanger, d’Agadir et de Nador. Il s’agit d’environ 1.000 ha qui profiteront à une population entre 250 et 300 mille habitants», a ajouté M. Chorfi. Il s’agira, aussi, pour le ministère de lancer un nouveau programme d’habitat menaçant ruine. Pour cela l’Etat a mobilisé 600 MDH sur la période étalée entre 2008 et 2012.
Dans la foulée des mesures pensées aussi, «un texte sur les logements locatifs a déjà été conçu par le ministère et sa soumission au Conseil de gouvernement est prévue pour les prochains jours», affirme la même source. Autre mesure, et non des moindres. Celle de l’instauration d’une taxe sur les logements vacants. «Le ministère de l’Habitat travaille conjointement avec celui de l’économie et des finances sur la mise en place de cette taxe. Mais la priorité demeure celle de définir d’abord la notion de logement vacant», a déclaré Abderrahmane Chorfi. Aujourd’hui, le Maroc compte près de 800.000 logements vacants. Aussi, M. Chorfi a mis en relief l’aspect sensible de la mise en place de cette taxe dans la perspective de promotion du logement locatif, sans pour autant empiéter sur le droit de tout citoyen d’accéder au logement secondaire. Un dilemme de taille se pose, donc, aux décideurs. À partir de quel moment un logement peut-il être considéré comme étant vacant? «Dans le concept de logement vacant, il faut écarter trois composantes. Les logements des MRE, ceux en cours de commercialisation et les logements vraiment secondaires», réagit Taoufiq Heijra à ce sujet. Par ailleurs, le ministre de l’habitat n’est pas entièrement pour la taxation des logements vacants, estimant que «la taxe n’est pas le chemin systématique pour encourager ou décourager. Il faut aller puiser dans les solutions d’adhésion et de concertation». En ce sens que M. Hejira «plaide pour la mise en place d’une agence nationale d’intermédiation de location au Maroc, qui permettrait de mobiliser ces 800.000 logements au service de la promotion du logement locatif et qui serait garant de cette location».
D’ailleurs, le ministre a pensé à tous les contours de cette idée. Selon lui, il s’agirait d’une agence qui se chargerait d’intermédier dans les contrats de location, avec une retenue à la source sur les revenus des locataires. «Des conventions seront signées avec les employeurs, pour que ceux-ci prélèvent à la source les loyers de leurs employés. Ainsi, les parties aux contrats se verront, toutes trois, garanties», indique-t-il. Plus encore, «l’agence sera rémunérée à 10%. Une moitié pour ses services, et les 5% restants comme garantie pour remettre en état le logement quand le contrat de location arrivera à sa fin», explique M.Hejira.
Meriem Allam
Source : Aujourd’hui le Maroc
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