El Jadida immobilier: 1.200 ha supplémentaires pour le périmètre urbain

Mardi, septembre 23rd, 2008
  • Le projet est prévu par le nouveau plan d’aménagement
  • Objectif: Réguler le marché du foncier

Dès son installation en mars 2007, l’Agence urbaine d’El Jadida s’est attelée à dynamiser le processus d’homologation du plan d’aménagement de la ville lancé depuis 2004. Aujourd’hui, il a pratiquement franchi les principales étapes en faisant l’objet des délibérations des divers organes et commissions concernés. Il ne reste plus que le passage devant la commission centrale, ultime étape avant l’envoi à l’homologation.

Ce nouveau plan d’aménagement propose une extension considérable du périmètre urbain de la ville. Ce dernier passera ainsi de quelque 2.400 ha actuellement à 3.500 ha. C’est donc 1.200 ha qui seront ouverts à l’urbanisation à l’horizon 2020. Cet apport foncier aura certainement des effets concrets sur l’offre et la demande. Et il participera indéniablement à la régulation du marché immobilier de la ville à moyen terme. L’extension de la zone industrielle d’El Jadida est également au programme.

Le secteur immobilier est en plein essor, atteste Khadouj Guennou, directrice de l’Agence urbaine d’El Jadida. Mais il n’en demeure pas moins qu’il subit de temps à autre les contrecoups de la conjoncture, à l’instar des autres régions du pays. N’empêche que l’activité immobilière s’est bien comportée à El Jadida durant le semestre écoulé en comparaison avec la même période de l’année 2007. Une simple comparaison des chiffres «fait ressortir une progression du nombre des autorisations de lotir et des logements induits», tient à préciser la directrice de l’Agence urbaine.

Selon l’Agence, ces chiffres attestent aussi de la tendance générale à la hausse de l’investissement immobilier et confirment bel et bien le dynamisme et la bonne santé du secteur en cette moitié 2008. Seulement, la mévente qui frappe les logements construits est aussi une réalité palpable et qui risque à terme de peser sur le dynamisme qui distingue l’immobilier. Les projets immobiliers de la ville gagneront à être davantage appuyés par la réalisation du nouveau pôle urbain sur le site de l’aérodrome d’une superficie de 92 ha (cf. www.leconomiste.com).

Ce projet aura à brève échéance un impact salutaire sur le marché immobilier de la ville, est-il précisé. L’apport considérable qui sera injecté en termes de lots viabilisés et de nouveaux logements pèsera de tout son poids dans la balance de l’offre et de la demande et par conséquent sur les prix, estime Guennou.

Mohamed RAMDANI

Les Méga projets du Maroc

Samedi, septembre 20th, 2008

Le gouvernement marocain peut se féliciter des efforts fournis pour l’amélioration de l’image internationale de son économie.

les premiers fruits s’illustrent notamment par la course des investisseurs internationaux vers le financement des mégas projets qui auront un impact immédiat sur la dynamisation de l’économie locale, de l’infrastructure ainsi que sur l’amélioration du niveau de vie des citoyens Marocains.

Les Autoroutes et les Routes: Poursuite de la réalisation de la rocade méditerranéenne entre Tanger et Saïdia. Accélération du rythme de réalisation du programme des autoroutes en vue d’atteindre une moyenne de 150 km annuellement ainsi que poursuite de la construction des routes dans le monde rural, avec un rythme de 2.000 km annuellement contre 1.500 km ces dernières années.

Les Aérodromes (Aéroport) : Elargissement des aéroports et aérogares de Casablanca Mohammed V, Marrakech-Menara, Dakhla, Essaouira- Mogador, Tanger, Al-Hoceima, ainsi que la restructuration de l’aérogare de Rabat-Salé.

Les Trains et Chemins de fer : Parachèvement du doublement de la ligne Fès-Meknès, la desserte du complexe portuaire Tanger-Med au réseau ferroviaire; poursuite de la réalisation de la ligne Taourirt–Nador et la construction et aménagement de plusieurs gares pour les voyageurs et le lancement du processus de réalisation du Train à Grande Vitesse (TGVM) entre Tanger et Casablanca.

Les Ports : Renforcement des infrastructures du Port de Mohammedia et poursuite des travaux de construction du complexe portuaire Tanger-Med, du Port de Mediq, du Port de Boujdour; parachèvement des travaux de construction du port de Larache ainsi que le réaménagement du quai au Port de Mehdia. Lancement des travaux de construction d’un port de plaisance et de pêches à Nador (Marchica).

Les Barrages Hydroliques: Lancement de la construction de quatre nouveaux barrages : le barrage Zrar sur Oued Ksoub dans la province d’Essaouira, le barrage Tamkit dans la province d’Errachidia, le barrage Tamlout dans la province de Khenifra et le barrage Moulay Bouchta dans la province de Chefchaoun ; outre la poursuite des travaux de construction de huit complexes hydrauliques à savoir : le barrage Mazar, Koudiat El Garn, et Tamdroust dans la Province de Settat, le Barrage El Himer, les barrages Oued R’mel et Martil dans la Province de Tétouan et le Barrage Wirgane et Taskourt dans la région de Marrakech.

La Production des Energies :
Poursuite de la réalisation de parcs éoliens et de centrales thermiques et électro-hydrauliques dont la centrale fonctionnant à la fois au gaz naturel et avec l’énergie solaire à Beni Mathar. Les investissements de l’Office National de l’Electricité (ONE) devraient dépasser le montant de 11 milliards de dirhams en 2008.
Les hôpitaux : Poursuite de la construction des trois centres hospitaliers universitaires de Fès, de Marrakech et d’Oujda, lancement des travaux pour la construction de 11 hôpitaux locaux, mise à niveau de 21 hôpitaux locaux et mise en service de plus de 200 centres de soins et 8 hôpitaux locaux.

Le Sport :
Poursuite de la construction des stades de Tanger, de Marrakech et d’Agadir et préparation des études nécessaires au lancement du projet de construction du complexe sportif de Casablanca d’un coût global avoisinant 4 milliards de dirhams.

La Culture : Poursuite de la construction des trios complexes à caractère national que sont la Bibliothèque Nationale, le Musée National d’Archéologie et le Musée National des Arts Modernes.

Le secret des secteurs et entreprises locomotives

Dire que le Maroc est devenu ces dernières années un grand chantier à ciel ouvert n’est plus un scoop. Cela se constate de visu. Et là où ce gigantesque chambardement n’est pas encore arrivé, la contestation a vite fait de l’appeler. Dans les régions reculées, par exemple, à Anefgou, Sidi Ifni, ou autre…
Une chose est sûre, un autre Maroc se construit. Pas au rythme que l’on souhaiterait. A cause de facteurs tant endogènes qu’exogènes. Mais il se construit. Et s’il est des secteurs à la traîne, il en est d’autres à la pointe de cette spectaculaire avancée.
Les secteurs et entreprises locomotives – là non plus il n’y a pas scoop – sont connus. Ports (comme Tanger Med), aéroports, autoroutes, chemins de fer (gares comprises), immobilier (et industries y afférentes), tourisme, services (de l’offshoring à la sécurité sociale, en passant par les offres de prestation bancaires et boursières)… Le chambardement est partout avec une nouveauté : le rôle sans précédent d’entreprises et établissements publics dont certains étaient considérés il y a peu comme des boulets et qui tirent désormais le Maroc vers le haut.
Quel est le secret de ces secteurs et entreprises locomotives ? Ils répondent tous à une volonté politique très forte, clairement déclinée et qui s’inscrit dans un horizon déterminé. L’Etat a des objectifs précis, chiffrés, datés. Tous les leaders dans leur domaine vont donc dans le même sens avec, chacun, ses obligations de résultats. Et ceux qui ne sont pas leader n’ont que deux options à terme : le devenir ou disparaître.
D’après l’article de Hakim Arif

Immobilier: LES opérateurs immobiliers ont besoin de visibilité

Mardi, septembre 9th, 2008
  • Immobilier 2020, une étude commandée par le département Hejira
  • Objectif: dresser un tableau de bord du secteur à l’horizon 2020

«LES opérateurs immobiliers ont besoin de visibilité». L’affirmation n’émane pas d’un promoteur immobilier, mais bel et bien de Taoufiq Hejira, ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme. Ce dernier a dû sans doute lire l’article de L’Economiste du 28 août dernier où un opérateur déplore «l’opacité du marché» et le silence radio de l’Etat, qui «ne ventile pas de chiffres alors qu’il dispose des moyens et ressources pour produire des documents analytiques, loin des effets d’annonce».

En réponse donc à ce besoin cruel qui laisse le secteur immobilier en proie aux spéculations, souvent malintentionnées, des uns et des autres, et pour asseoir le débat sur des bases «scientifiques», le département Hejira a décidé de produire une étude intitulée «Immobilier 2020». Un appel d’offres a été lancé dans ce sens et un cabinet d’études marocain a été désigné pour réaliser l’étude en question. «Le cabinet marocain sera conseillé par un grand cabinet international spécialisé», précise une source autorisée au ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme. Au département de Hejira, l’on reste toutefois silencieux sur le nom de ces cabinets ainsi que sur le chiffre d’affaires de ce marché. L’étude «Immobilier 2020» a donc pour objectif premier de «dresser un tableau de bord pour les différents professionnels du secteur à l’horizon 2020».

Le choix de cette échéance est motivé par le fait que pour l’immobilier, les projections ne doivent se faire que sur le court terme. «Dix ans sont à notre sens une échéance appropriée en raison de la dynamique du secteur et du besoin de visibilité à moyen terme, sans coller à un agenda politique. C’est une étude qui veut soutenir le secteur et lui donner une visibilité dans un contexte mondial et national particulier», explique Mounia Diaa Lahlou, directrice de la promotion immobilière.

La démarche privilégiée est de profiter des études précédentes et celles en cours, notamment l’étude «Immobilier 2030» qui en est à sa dernière phase et qui a un caractère plutôt national. De plus, les contrôleurs régionaux du ministère seront mis à contribution. «Depuis hier, des consultations régionales ont été lancées», affirme-t-on au ministère de l’Habitat. Le souci est donc de coller au plus près à la réalité du secteur dans les différentes régions. L’explication de ce choix est la suivante: «Si des villes présentent des signes d’accalmie, voire de déprime, d’autres connaissent une dynamique soutenue de leur secteur immobilier». Lesquelles? L’étude du département Hejira devra, en principe, nous en apporter la réponse. Les premiers résultats sont attendus pour 2009.

Nabil TAOUFIK leconomiste.com

Tourisme Maroc: L’immobilier locatif touristique arrive.

Samedi, septembre 6th, 2008

Adil Douiri, ministre du TourismeLe projet de loi sur l’immobilier locatif à vocation touristique est fin prêt. Le texte qui doit être soumis incessamment au Conseil de gouvernement introduit plusieurs nouveautés.

Le projet de loi sur l’immobilier locatif à vocation touristique est fin prêt. Le texte passera au plus tard lors du Conseil de gouvernement du 10 février prochain. Défendu par Adil Douiri, cet outil législatif qui ne suscite pas d’enthousiasme débordant du côté du ministère des Finances a été réalisé sur la base d’une étude préalable.

Ce travail, indique-t-on au ministère, devrait déterminer les bases d’une législation et d’une fiscalité encourageantes pour inciter les investisseurs, institutionnels ou individuels marocains à investir leurs fonds ou leurs épargnes dans l’immobilier locatif touristique.

Pour sa part, les Finances considéraient que ce type de produit devrait relever du même cadre législatif que celui de l’immobilier classique. C’est dire qu’en concept, c’est sur les incitations fiscales à donner à L’ILVT que les avis divergent.

Deux catégories de résidences touristiques se distinguent au regard du texte de loi : d’abord les résidences immobilières touristiques à créer. Il s’agit d’ensembles comprenant des appart-hôtels à vendre. En elle même, la résidence touristique est considérée comme un hôtel. Le propriétaire qui peut louer son appart-hôtel n’a pas le droit d’y séjourner plus de deux mois par an.

Côté gestion, tout est ficelé. La RIT est donc une résidence immobilière touristique dont les unités de logement appartiennent à plusieurs copropriétaires qui s’engagent à en confier la gestion, pendant une période d’au moins neuf ans, à une société de gestion unique titulaire d’une licence d’exploitation. Au gestionnaire revient la mission de s’assurer de l’homogéneité de l’ameublement et la permanence de l’exploitation. Quant aux résidents, ils sont soumis à la loi sur la copropriété.

Quant à la deuxième catégorie, elle concerne les résidences touristiques déjà existantes et exploitées en mode time share. «Une catégorie à encadrer et à réguler », déclare-t-on au ministère du Tourisme. Sur ce point, un texte de loi, actuellement en cours de finalisation, viendra en complément de celui relatif à l’immobilier locatif à vocation touristique. Le time share s’emploie pour un ensemble homogène d’appartements ou de villas meublées dont l’usage est partagé entre plusieurs détenteurs qui possèdent chacun un droit préférentiel d’utilisation à une date donnée. L’adoption de ces nouvelles dispositions législatives permettront au programme «Vision 2010 » de trouver une alternative à la lenteur relative du rythme de construction des lits hôteliers.

En 2005, à peine 5800 lits ont été ouverts contre 9 500 en 2004. Des chiffres qui sont encore loin des objectifs du contrat-programme qui consistent à lancer dans le circuit commercial 16.000 nouveaux lits par an. Le projet de loi sur l’immobilier locatif à vocation touristique permettra-t-il de combler le gap ?

Par : Adam Wade / Aujourd’hui le Maroc.

Aucun risque de contagion « FADESA MAROC » !

Mardi, septembre 2nd, 2008

LA bulle immobilière a éclaté outre-Méditerranée. Martinsa-Fadesa en est sa première victime. Le groupe espagnol s’est placé, hier 15 juillet, en cessation de paiement, de quoi donner des sueurs froides à beaucoup de parties concernées au Maroc.

D’abord, l’Etat marocain. Fadesa est le concessionnaire de la station Saïdia, première station du plan Azur. Celle-ci est censée servir de locomotive pour le reste des stations programmées. De sa réussite dépend donc, ne serait-ce que partiellement, la bonne marche de la suite du plan Azur.

La cessation de paiement de Martinsa-Fadesa soulève des interrogations sur la viabilité de ses chantiers et plus particulièrement celui de Saïdia. En fait, il y a assez peu de risques, puisque le groupe marocain Douja Promotion Addoha a pris le contrôle de ce projet l’année dernière. C’est la réponse donnée par une voix autorisée dès lundi chez le groupe marocain qui souligne que ses actifs et patrimoine sont au Maroc. Lundi, le cours d’Addoha avait baissé de 0,66% ce qui n’a pas de signification. Hier, le cours a clôturé à moins 0,22%.

Mais, l’éventualité d’un contrôle à 100% de Fadesa Maroc par Addoha est écartée pour le moment. Le cas échéant, la première station du plan Azur sera donc à 100% marocaine. «On n’est jamais mieux servi que par soi-même», l’adage serait alors toujours d’actualité.

Martinsa-Fadesa a plongé dans cette crise à cause du refus de financement de ses projets de la part de ses banquiers. Il s’agit notamment de la banque publique Institut du crédit officiel (ICO). Le groupe espagnol demandait 4 milliards d’euros pour achever ses plans de développement, notamment à l’étranger. Une somme qui représente près du tiers de son patrimoine estimé à 10,8 milliards d’euros! Parmi les arguments cités par le management d’Addoha pour défendre la santé de sa filiale Fadesa Maroc le fait que, pour les crédits, l’entreprise s’adresse exclusivement aux banques marocaines.

La grande question est de savoir comment l’économie immobilière et touristique du Maroc va se comporter face à la crise occidentale. Pour l’instant, les effets sont plutôt positifs puisque depuis quelques temps les promoteurs espagnols et européens tentent leur chance au Maroc sachant que tôt ou tard la bulle allait éclater chez eux.

Immobilier au Maroc: Pas risque de contagion

UN stock de logements vides qui gonfle de jour en jour et des promoteurs se retrouvant avec des projets en chantier sur les bras et pas d’acheteurs. C’est à cela que ressemble la situation du marché immobilier ibérique.

Ce n’est pas sans rappeler celle du marché marocain où la stagnation s’est installée avec une ombre d’éclatement de bulle qui plane. Pour Saïd Sekkat, secrétaire général de la Fédération nationale de la promotion immobilière (FNPI), la comparaison n’a pas lieu d’être. «Ce n’est pas les mêmes conditions de marché», insiste-t-il. «Il pourrait y avoir quelques corrections des prix sur le haut standing mais sans effets sur la totalité du secteur parce que la demande est toujours aussi importante». Quant à la demande des étrangers, Sekkat explique que «celle-ci est très variée.

Si l’on assiste à un recul de la demande espagnole, les clients français sont toujours aussi nombreux et de nouvelles nationalités s’intéressent au Maroc, notamment les Belges et les Anglais. Pour ce qui est de la présence des promoteurs espagnols sur le marché marocain, le secrétaire général de la FNPI indique que son association ne compte aucun membre ibérique.

Nabil TAOUFIK leconomiste.com