Le marché du logement marocain paralysé

Dimanche, août 24th, 2008

Notaires, agents immobiliers, promoteurs et banquiers sont unanimes : le marché est presque immobile. Les professionnels prévoient une stagnation des prix, mais pas une baisse.Les encours de crédits immobiliers aux particuliers ont diminué entre avril et juin.

page_image «Il y a six mois, nous redoutions une éventuelle crise du logement. Aujourd’hui, nous pouvons affirmer que nous y sommes arrivés». Le commentaire sort de la bouche du responsable des crédits immobiliers d’une grande banque de la place. «Un projet qui demandait une période de commercialisation d’un mois l’an dernier en demande aujourd’hui trois ou quatre», poursuit-il. Ses propos trouvent d’ailleurs écho chez les notaires : «C’est calme, trop calme même !» ; et chez certains agents immobiliers : «Depuis les trois derniers mois? Pas une seule vente !».

Ce n’est pas une surprise, le ralentissement du marché immobilier défraie la chronique depuis six mois déjà. Les premiers signes sont apparus à Marrakech sur le segment du haut standing.
La différence, c’est qu’aujourd’hui les intervenants du secteur sont unanimes et constatent la tendance qu’ils redoutaient tant : celle du calme plat, le vrai. «Sans exagérer, je peux affirmer que mon activité a diminué de plus de la moitié», confie un notaire de Casablanca. (more…)

le plus grand promoteur immobillier d’espagne et d’europe Fadesa officiellement en faillite

Vendredi, août 22nd, 2008

La nouvelle vient de tomber ce soir, le plus grand promoteur immobillier d’espagne et d’europe probablement vient d’annoncer ce soir une “Cessation de paiements” ou si vous préférer une faillite provisoire s’appuyant sur la nouvelle loi de faillite 22/2003 de la législation espagnole.

Cette nouvelle situation obligera Fadesa a se soumettre a un control juridique étroit jusqu’a ce que la situation financière de la société s’améliore.

Pour l’instant, l’entreprise annonce une série de mesures: licenciement de 275 salariés d’un total de 900, concentration sur l’activité principale de l’entreprise a savoir la promotion immobilière et la gestion de sol, freinage de son développement internationale c’est à dire la vente de pratiquement tout ces projet en cour à l’étranger afin de générer le plus de liquidité possible…

L’impact d’un tel évènement sur le Maroc sera très conséquent, inutile de vous rappeler les projets que Fadesa Maroc est entrain de mener avec difficulté au Royaume, ce qui laisse a penser a une possible session des 50% restant de Fadesa Maroc a Addoha dans le but d’obtenir de la liquidité a court terme, mais la question est: Addoha a elle vraiment les moyens de s’offrir l’autre moitié de sa joint venture avec son homologue espagnole?

Pour répondre a cette question, il faudra savoir la réelle situation financière de notre champion nationale de l’immobilier, chose qui me parait assez difficile, dû principalement a la valeur illogique a mon sens de la cotation de Adohha dans la bourse de casablanca, vu les circonstances, cette sur-valorisation mériterait bien le détour.

Source: maroc-eco.com

Immobilier Maroc : des investissements immobiliers massifs

Lundi, août 18th, 2008

En dépit du fait que certains experts immobiliers entrevoient un début de crise au Maroc, il semble que cela ne freine en rien la progression des investissements sur le marché. En effet, le géant russe Inteko confirme son projet d’investissement de quelques 500 millions d’euros destiné à entamer des constructions immobilières diverses (complexes résidentiels et touristiques, activités de loisirs, etc.) dans la région nord du Maroc.

Inteko est désormais détenu par la femme du maire de Moscou Yury Luzhkov, lequel s’est constitué une véritable fortune (estimée à 4 milliards de dollars) depuis qu’il a crée cette entreprise en 1991. L’entreprise va débourser une somme d’argent colossale dans le but de construire 1 000 appartements et une vingtaine de villas dont la valeur s’élève à 230 millions d’euros.

En outre, la société russe s’est assurée la propriété de 1.500 hectares de terrains dans la même région du Maroc pour lui permettre de concrétiser les autres projets immobiliers qu’elle a en tête et qui s’avèreront très lucratifs.

Le Maroc reste une terre de conquête pour les nouveaux riches des pays émergents car le prix des terrains ou des logements sont dérisoires face aux fortunes colossales de ces familles. En revanche, cela pose un gros problème pour la population locale : la spéculation devient intense ce qui a pour effet de faire flamber les prix des logements ou des terrains. Les terrains libres s’amenuisent car ils sont la proie des promoteurs immobiliers étrangers en quête de profit. En conséquence, les populations locales ne trouvent plus à se loger avec leurs revenus.

Anne Chartier prix-immo.com

Le ministère de l’habitat veut réguler les prix de l’immobilier et développer l’offre.

Samedi, juin 21st, 2008

Le ministère de l’habitat veut réguler les prix de l’immobilier et développer l’offre. Des réflexions sont engagées pour la mise en place d’une taxe sur les logements vacants et la création d’une agence nationale d’intermédiation de location.

C’est un remaniement de taille que le secteur de l’immobilier se voit offrir. Les réformes sont considérables. Elles versent toutes dans un seul objectif. Rendre la propriété accessible à tous et stabiliser les prix de l’immobilier. Intervenant au nom du ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et de l’Aménagement de l’espace, Taoufiq Hejira lors d’une table ronde organisée, vendredi à Casablanca, par la Chambre britannique du Commerce sur le thème «Coût de l’immobilier au Maroc: opportunités et limites», Abderrahmane Chorfi, directeur général de l’Urbanisme, de l’Architecture et de l’Aménagement du territoire a tout d’abord rappelé les douze mesures annoncées ces derniers jours et destinées à réguler les prix de l’immobilier. Il a, en outre, indiqué que le Code de l’Uurbanisme en est à ses dernières retouches au Secrétariat général du Gouvernement avant d’être soumis au Conseil de gouvernement. «Nous formulons l’espoir qu’il arrive au Conseil du gouvernement d’ici juin 2008, et pouvoir ainsi être déposé au parlement à la session de septembre prochain», a-t-il indiqué. Et ce n’est pas le seul texte qui attend validation. Selon M. Chorfi un autre texte relatif aux quartiers non réglementaires est également dans le pipe.

«Parmi les mesures envisagées le ministère travaille sur un code de commercialisation qui permettrait la lutte contre la spéculation», a annoncé le directeur général de l’Urbanisme, de l’Architecture et de l’Aménagement du territoire. Le volet juridique n’est pas seul concerné. En effet, «de nouvelles villes sont en cours d’études dans les périmètres de Tanger, d’Agadir et de Nador. Il s’agit d’environ 1.000 ha qui profiteront à une population entre 250 et 300 mille habitants», a ajouté M. Chorfi. Il s’agira, aussi, pour le ministère de lancer un nouveau programme d’habitat menaçant ruine. Pour cela l’Etat a mobilisé 600 MDH sur la période étalée entre 2008 et 2012.

Dans la foulée des mesures pensées aussi, «un texte sur les logements locatifs a déjà été conçu par le ministère et sa soumission au Conseil de gouvernement est prévue pour les prochains jours», affirme la même source. Autre mesure, et non des moindres. Celle de l’instauration d’une taxe sur les logements vacants. «Le ministère de l’Habitat travaille conjointement avec celui de l’économie et des finances sur la mise en place de cette taxe. Mais la priorité demeure celle de définir d’abord la notion de logement vacant», a déclaré Abderrahmane Chorfi. Aujourd’hui, le Maroc compte près de 800.000 logements vacants. Aussi, M. Chorfi a mis en relief l’aspect sensible de la mise en place de cette taxe dans la perspective de promotion du logement locatif, sans pour autant empiéter sur le droit de tout citoyen d’accéder au logement secondaire. Un dilemme de taille se pose, donc, aux décideurs. À partir de quel moment un logement peut-il être considéré comme étant vacant? «Dans le concept de logement vacant, il faut écarter trois composantes. Les logements des MRE, ceux en cours de commercialisation et les logements vraiment secondaires», réagit Taoufiq Heijra à ce sujet. Par ailleurs, le ministre de l’habitat n’est pas entièrement pour la taxation des logements vacants, estimant que «la taxe n’est pas le chemin systématique pour encourager ou décourager. Il faut aller puiser dans les solutions d’adhésion et de concertation». En ce sens que M. Hejira «plaide pour la mise en place d’une agence nationale d’intermédiation de location au Maroc, qui permettrait de mobiliser ces 800.000 logements au service de la promotion du logement locatif et qui serait garant de cette location».

D’ailleurs, le ministre a pensé à tous les contours de cette idée. Selon lui, il s’agirait d’une agence qui se chargerait d’intermédier dans les contrats de location, avec une retenue à la source sur les revenus des locataires. «Des conventions seront signées avec les employeurs, pour que ceux-ci prélèvent à la source les loyers de leurs employés. Ainsi, les parties aux contrats se verront, toutes trois, garanties», indique-t-il. Plus encore, «l’agence sera rémunérée à 10%. Une moitié pour ses services, et les 5% restants comme garantie pour remettre en état le logement quand le contrat de location arrivera à sa fin», explique M.Hejira.

Meriem Allam
Source : Aujourd’hui le Maroc