Immobilier Essaouira: Mogador pour Thomas & Piron

Samedi, septembre 13th, 2008

Mogador-Essaouira pour Thomas & PironSans préciser de date, le ministre du Tourisme Adil Douiri, a déclaré que la signature du prochain accord avec le groupe belge Thomas & Piron pour l’aménagement de la station Mogador-Essaouira, est pour bientôt. Ce projet permettra la création de 3.000 postes d’emploi directs et environ 15.000 postes d’emploi indirects.

La signature du prochain accord entre le ministère du Tourisme et le groupe belge Thomas & Piron pour l’aménagement de la station Mogador-Essaouira, est pour bientôt. C’est ce qu’a annoncé le ministre du Tourisme, Adil Douiri, dans des propos tenus jeudi dernier, à l’issue du Conseil de gouvernement, sans préciser de date fixe. Dans son exposé, relayé par l’agence MAP, le ministre a ajouté que les négociations concernant les autres projets programmés dans le cadre du plan Azur (Mazagan-El Jadida, Lixus-Larache) débuteront lors des mois de septembre et octobre de l’année en cours.

Le projet Mogador-Essaouira permettra, quant à lui, la création de 3.000 postes d’emploi directs et environ 15.000 postes d’emploi indirects. Il sera d’une capacité d’accueil qui atteindra 8.700 lits, soit l’équivalent de celle de la ville de Casablanca. L’aménagement de la station par Thomas & Piron est loin d’être le fruit d’un simple hasard. Une alliance entre ce groupe et une entité, qui n’est autre que le fonds d’investissement Risma, piloté notamment par le groupe Accord, très présent dans la ville d’Essaouira, a été conclue bien avant.

Thomas & Piron opère dans la construction de logements résidentiels en Belgique et au Luxembourg. Le groupe accumule une moyenne annuelle de construction et de commercialisation de 650 logements avec un chiffre d’affaires de 740 millions de dirhams. Il est présent au Maroc dans la promotion immobilière dans des villes comme Casablanca, Rabat et El Jadida et touristique, en l’occurrence, dans la ville ocre. Dans son exposé, Douiri a également rappelé la convention d’investissement qui avait été signée à la fin du mois dernier à Tanger avec le groupe espagnol Fadesa.

Pour le Ministre, ce programme figure parmi les investissements les plus importants dans l’histoire du Maroc, puisqu’il porte sur un montant de neuf milliards de dirhams. Ce projet, qui générera 28.000 nouveaux lits, permettra la réalisation d’une capacité d’accueil égale à celle de la ville de Marrakech, a-t-il précisé, ajoutant que ledit projet créera 8.000 postes d’emploi directs et 40.000 autres de façon indirecte dans les secteurs liés au tourisme.

Douiri a également rappelé que l’activité touristique au 31 juillet de cette année a connu une quasi-stabilité en terme de nuitées, en dépit de la conjoncture internationale défavorable qu’a connue le secteur touristique et ce, grâce à la confiance et à la crédibilité dont jouit le Maroc.

Par : Tarik QATTAB mimag.info

Immobilier: LES opérateurs immobiliers ont besoin de visibilité

Mardi, septembre 9th, 2008
  • Immobilier 2020, une étude commandée par le département Hejira
  • Objectif: dresser un tableau de bord du secteur à l’horizon 2020

«LES opérateurs immobiliers ont besoin de visibilité». L’affirmation n’émane pas d’un promoteur immobilier, mais bel et bien de Taoufiq Hejira, ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme. Ce dernier a dû sans doute lire l’article de L’Economiste du 28 août dernier où un opérateur déplore «l’opacité du marché» et le silence radio de l’Etat, qui «ne ventile pas de chiffres alors qu’il dispose des moyens et ressources pour produire des documents analytiques, loin des effets d’annonce».

En réponse donc à ce besoin cruel qui laisse le secteur immobilier en proie aux spéculations, souvent malintentionnées, des uns et des autres, et pour asseoir le débat sur des bases «scientifiques», le département Hejira a décidé de produire une étude intitulée «Immobilier 2020». Un appel d’offres a été lancé dans ce sens et un cabinet d’études marocain a été désigné pour réaliser l’étude en question. «Le cabinet marocain sera conseillé par un grand cabinet international spécialisé», précise une source autorisée au ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme. Au département de Hejira, l’on reste toutefois silencieux sur le nom de ces cabinets ainsi que sur le chiffre d’affaires de ce marché. L’étude «Immobilier 2020» a donc pour objectif premier de «dresser un tableau de bord pour les différents professionnels du secteur à l’horizon 2020».

Le choix de cette échéance est motivé par le fait que pour l’immobilier, les projections ne doivent se faire que sur le court terme. «Dix ans sont à notre sens une échéance appropriée en raison de la dynamique du secteur et du besoin de visibilité à moyen terme, sans coller à un agenda politique. C’est une étude qui veut soutenir le secteur et lui donner une visibilité dans un contexte mondial et national particulier», explique Mounia Diaa Lahlou, directrice de la promotion immobilière.

La démarche privilégiée est de profiter des études précédentes et celles en cours, notamment l’étude «Immobilier 2030» qui en est à sa dernière phase et qui a un caractère plutôt national. De plus, les contrôleurs régionaux du ministère seront mis à contribution. «Depuis hier, des consultations régionales ont été lancées», affirme-t-on au ministère de l’Habitat. Le souci est donc de coller au plus près à la réalité du secteur dans les différentes régions. L’explication de ce choix est la suivante: «Si des villes présentent des signes d’accalmie, voire de déprime, d’autres connaissent une dynamique soutenue de leur secteur immobilier». Lesquelles? L’étude du département Hejira devra, en principe, nous en apporter la réponse. Les premiers résultats sont attendus pour 2009.

Nabil TAOUFIK leconomiste.com

Tourisme Maroc: L’immobilier locatif touristique arrive.

Samedi, septembre 6th, 2008

Adil Douiri, ministre du TourismeLe projet de loi sur l’immobilier locatif à vocation touristique est fin prêt. Le texte qui doit être soumis incessamment au Conseil de gouvernement introduit plusieurs nouveautés.

Le projet de loi sur l’immobilier locatif à vocation touristique est fin prêt. Le texte passera au plus tard lors du Conseil de gouvernement du 10 février prochain. Défendu par Adil Douiri, cet outil législatif qui ne suscite pas d’enthousiasme débordant du côté du ministère des Finances a été réalisé sur la base d’une étude préalable.

Ce travail, indique-t-on au ministère, devrait déterminer les bases d’une législation et d’une fiscalité encourageantes pour inciter les investisseurs, institutionnels ou individuels marocains à investir leurs fonds ou leurs épargnes dans l’immobilier locatif touristique.

Pour sa part, les Finances considéraient que ce type de produit devrait relever du même cadre législatif que celui de l’immobilier classique. C’est dire qu’en concept, c’est sur les incitations fiscales à donner à L’ILVT que les avis divergent.

Deux catégories de résidences touristiques se distinguent au regard du texte de loi : d’abord les résidences immobilières touristiques à créer. Il s’agit d’ensembles comprenant des appart-hôtels à vendre. En elle même, la résidence touristique est considérée comme un hôtel. Le propriétaire qui peut louer son appart-hôtel n’a pas le droit d’y séjourner plus de deux mois par an.

Côté gestion, tout est ficelé. La RIT est donc une résidence immobilière touristique dont les unités de logement appartiennent à plusieurs copropriétaires qui s’engagent à en confier la gestion, pendant une période d’au moins neuf ans, à une société de gestion unique titulaire d’une licence d’exploitation. Au gestionnaire revient la mission de s’assurer de l’homogéneité de l’ameublement et la permanence de l’exploitation. Quant aux résidents, ils sont soumis à la loi sur la copropriété.

Quant à la deuxième catégorie, elle concerne les résidences touristiques déjà existantes et exploitées en mode time share. «Une catégorie à encadrer et à réguler », déclare-t-on au ministère du Tourisme. Sur ce point, un texte de loi, actuellement en cours de finalisation, viendra en complément de celui relatif à l’immobilier locatif à vocation touristique. Le time share s’emploie pour un ensemble homogène d’appartements ou de villas meublées dont l’usage est partagé entre plusieurs détenteurs qui possèdent chacun un droit préférentiel d’utilisation à une date donnée. L’adoption de ces nouvelles dispositions législatives permettront au programme «Vision 2010 » de trouver une alternative à la lenteur relative du rythme de construction des lits hôteliers.

En 2005, à peine 5800 lits ont été ouverts contre 9 500 en 2004. Des chiffres qui sont encore loin des objectifs du contrat-programme qui consistent à lancer dans le circuit commercial 16.000 nouveaux lits par an. Le projet de loi sur l’immobilier locatif à vocation touristique permettra-t-il de combler le gap ?

Par : Adam Wade / Aujourd’hui le Maroc.

Aucun risque de contagion « FADESA MAROC » !

Mardi, septembre 2nd, 2008

LA bulle immobilière a éclaté outre-Méditerranée. Martinsa-Fadesa en est sa première victime. Le groupe espagnol s’est placé, hier 15 juillet, en cessation de paiement, de quoi donner des sueurs froides à beaucoup de parties concernées au Maroc.

D’abord, l’Etat marocain. Fadesa est le concessionnaire de la station Saïdia, première station du plan Azur. Celle-ci est censée servir de locomotive pour le reste des stations programmées. De sa réussite dépend donc, ne serait-ce que partiellement, la bonne marche de la suite du plan Azur.

La cessation de paiement de Martinsa-Fadesa soulève des interrogations sur la viabilité de ses chantiers et plus particulièrement celui de Saïdia. En fait, il y a assez peu de risques, puisque le groupe marocain Douja Promotion Addoha a pris le contrôle de ce projet l’année dernière. C’est la réponse donnée par une voix autorisée dès lundi chez le groupe marocain qui souligne que ses actifs et patrimoine sont au Maroc. Lundi, le cours d’Addoha avait baissé de 0,66% ce qui n’a pas de signification. Hier, le cours a clôturé à moins 0,22%.

Mais, l’éventualité d’un contrôle à 100% de Fadesa Maroc par Addoha est écartée pour le moment. Le cas échéant, la première station du plan Azur sera donc à 100% marocaine. «On n’est jamais mieux servi que par soi-même», l’adage serait alors toujours d’actualité.

Martinsa-Fadesa a plongé dans cette crise à cause du refus de financement de ses projets de la part de ses banquiers. Il s’agit notamment de la banque publique Institut du crédit officiel (ICO). Le groupe espagnol demandait 4 milliards d’euros pour achever ses plans de développement, notamment à l’étranger. Une somme qui représente près du tiers de son patrimoine estimé à 10,8 milliards d’euros! Parmi les arguments cités par le management d’Addoha pour défendre la santé de sa filiale Fadesa Maroc le fait que, pour les crédits, l’entreprise s’adresse exclusivement aux banques marocaines.

La grande question est de savoir comment l’économie immobilière et touristique du Maroc va se comporter face à la crise occidentale. Pour l’instant, les effets sont plutôt positifs puisque depuis quelques temps les promoteurs espagnols et européens tentent leur chance au Maroc sachant que tôt ou tard la bulle allait éclater chez eux.

Immobilier au Maroc: Pas risque de contagion

UN stock de logements vides qui gonfle de jour en jour et des promoteurs se retrouvant avec des projets en chantier sur les bras et pas d’acheteurs. C’est à cela que ressemble la situation du marché immobilier ibérique.

Ce n’est pas sans rappeler celle du marché marocain où la stagnation s’est installée avec une ombre d’éclatement de bulle qui plane. Pour Saïd Sekkat, secrétaire général de la Fédération nationale de la promotion immobilière (FNPI), la comparaison n’a pas lieu d’être. «Ce n’est pas les mêmes conditions de marché», insiste-t-il. «Il pourrait y avoir quelques corrections des prix sur le haut standing mais sans effets sur la totalité du secteur parce que la demande est toujours aussi importante». Quant à la demande des étrangers, Sekkat explique que «celle-ci est très variée.

Si l’on assiste à un recul de la demande espagnole, les clients français sont toujours aussi nombreux et de nouvelles nationalités s’intéressent au Maroc, notamment les Belges et les Anglais. Pour ce qui est de la présence des promoteurs espagnols sur le marché marocain, le secrétaire général de la FNPI indique que son association ne compte aucun membre ibérique.

Nabil TAOUFIK leconomiste.com

Station Balneaire Kerzner - Mazagan - au chevet d’Azemmour

Jeudi, août 28th, 2008

La première tranche d’un des plus importants complexes touristiques du royaume ouvrira ses portes en 2009, à seulement 7 km d’Azemmour.

Baptisée Mazagan, la station fait partie du plan Azur et son initiateur n’est autre que le groupe sud-africain Kerzner, connu pour ses réalisations titanesques à Dubaï et aux Bahamas.

Le projet devrait comprendre des hôtels de luxe, un casino, deux parcours de golf 18 trous, un palais des congrès… Le tout sur une superficie totale de 514 hectares et pour un coût global d’un peu plus de six milliards de dirhams.

Si la nouvelle station ne versera aucun dirham en impôts locaux à la ville d’Azemmour (puisqu’elle se trouve sur une commune voisine), elle aura cependant un impact certain sur le quotidien de ses habitants : d’après les projections, le projet Mazagan devrait créer pas moins de 10 000 emplois (2000 directs et 8000 indirects). Des postes que les Zemmouris attendent avec impatience.