Vendredi, octobre 3rd, 2008
- Un bénéfice de 1 milliard de dollars réalisé en 2007
- Sa présidente, l’épouse du maire de Moscou
C’EST la dame de fer version russe. «Notre objectif est de devenir une société de référence connue et respectée dans le monde entier (…)», précise dans une allocution la présidente du groupe Inteco, Elene N. Batourina. L’épouse du maire de Moscou s’est taillé une réputation d’acier dans les milieux d’affaires… Et Dieu sait que dans un magma pareil, mené par une oligarchie impitoyable, il n’est pas aisé de se faire une place au soleil. Certaines mauvaises langues, n’hésitent pas d’ailleurs à raconter, à qui veut les entendre, que «son mari est le gigolo le plus riche du monde».
Mais les affaires sont les affaires. L’opérateur russe ne lésine pas sur les moyens pour devancer ses concurrents. Il s’inspire des labos high-tech et mise sans hésitation aucune sur la R&D. «Madame la présidente» trace le chemin lorsqu’elle évoque l’utilisation des nouvelles technologies pour «contribuer à l’élaboration de nouveaux standards de vie. Inteco se présente d’emblée comme une entreprise pionnière du secteur immobilier et touristique.
Quotidiennement, elle investit dans la construction et le design de 1,5 à 2 millions de dollars. Son concept phare, Inteco Parks. «Les ensembles immobiliers conçus et réalisés dans le respect des traditions culturelles des métropoles». Là aussi la technologie a son mot à dire.
Le groupe moscovite a à son actif plusieurs projets dont le complexe résidentiel Oxygen: un building imposant composé de 248 appartements. Son palmarès immobilier compte aussi une tour de 250 mètres de hauteur, soit 47 étages. Quant à Orange, un centre multifonctionnel, il a été conçu par l’architecte Norman Foster. L’édifice représente une orange coupée en morceaux séparés… (more…)
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Samedi, septembre 20th, 2008
Le gouvernement marocain peut se féliciter des efforts fournis pour l’amélioration de l’image internationale de son économie.
les premiers fruits s’illustrent notamment par la course des investisseurs internationaux vers le financement des mégas projets qui auront un impact immédiat sur la dynamisation de l’économie locale, de l’infrastructure ainsi que sur l’amélioration du niveau de vie des citoyens Marocains.
Les Autoroutes et les Routes: Poursuite de la réalisation de la rocade méditerranéenne entre Tanger et Saïdia. Accélération du rythme de réalisation du programme des autoroutes en vue d’atteindre une moyenne de 150 km annuellement ainsi que poursuite de la construction des routes dans le monde rural, avec un rythme de 2.000 km annuellement contre 1.500 km ces dernières années.
Les Aérodromes (Aéroport) : Elargissement des aéroports et aérogares de Casablanca Mohammed V, Marrakech-Menara, Dakhla, Essaouira- Mogador, Tanger, Al-Hoceima, ainsi que la restructuration de l’aérogare de Rabat-Salé.
Les Trains et Chemins de fer : Parachèvement du doublement de la ligne Fès-Meknès, la desserte du complexe portuaire Tanger-Med au réseau ferroviaire; poursuite de la réalisation de la ligne Taourirt–Nador et la construction et aménagement de plusieurs gares pour les voyageurs et le lancement du processus de réalisation du Train à Grande Vitesse (TGVM) entre Tanger et Casablanca.
Les Ports : Renforcement des infrastructures du Port de Mohammedia et poursuite des travaux de construction du complexe portuaire Tanger-Med, du Port de Mediq, du Port de Boujdour; parachèvement des travaux de construction du port de Larache ainsi que le réaménagement du quai au Port de Mehdia. Lancement des travaux de construction d’un port de plaisance et de pêches à Nador (Marchica).
Les Barrages Hydroliques: Lancement de la construction de quatre nouveaux barrages : le barrage Zrar sur Oued Ksoub dans la province d’Essaouira, le barrage Tamkit dans la province d’Errachidia, le barrage Tamlout dans la province de Khenifra et le barrage Moulay Bouchta dans la province de Chefchaoun ; outre la poursuite des travaux de construction de huit complexes hydrauliques à savoir : le barrage Mazar, Koudiat El Garn, et Tamdroust dans la Province de Settat, le Barrage El Himer, les barrages Oued R’mel et Martil dans la Province de Tétouan et le Barrage Wirgane et Taskourt dans la région de Marrakech.
La Production des Energies : Poursuite de la réalisation de parcs éoliens et de centrales thermiques et électro-hydrauliques dont la centrale fonctionnant à la fois au gaz naturel et avec l’énergie solaire à Beni Mathar. Les investissements de l’Office National de l’Electricité (ONE) devraient dépasser le montant de 11 milliards de dirhams en 2008.
Les hôpitaux : Poursuite de la construction des trois centres hospitaliers universitaires de Fès, de Marrakech et d’Oujda, lancement des travaux pour la construction de 11 hôpitaux locaux, mise à niveau de 21 hôpitaux locaux et mise en service de plus de 200 centres de soins et 8 hôpitaux locaux.
Le Sport : Poursuite de la construction des stades de Tanger, de Marrakech et d’Agadir et préparation des études nécessaires au lancement du projet de construction du complexe sportif de Casablanca d’un coût global avoisinant 4 milliards de dirhams.
La Culture : Poursuite de la construction des trios complexes à caractère national que sont la Bibliothèque Nationale, le Musée National d’Archéologie et le Musée National des Arts Modernes.
Le secret des secteurs et entreprises locomotives
Dire que le Maroc est devenu ces dernières années un grand chantier à ciel ouvert n’est plus un scoop. Cela se constate de visu. Et là où ce gigantesque chambardement n’est pas encore arrivé, la contestation a vite fait de l’appeler. Dans les régions reculées, par exemple, à Anefgou, Sidi Ifni, ou autre…
Une chose est sûre, un autre Maroc se construit. Pas au rythme que l’on souhaiterait. A cause de facteurs tant endogènes qu’exogènes. Mais il se construit. Et s’il est des secteurs à la traîne, il en est d’autres à la pointe de cette spectaculaire avancée.
Les secteurs et entreprises locomotives – là non plus il n’y a pas scoop – sont connus. Ports (comme Tanger Med), aéroports, autoroutes, chemins de fer (gares comprises), immobilier (et industries y afférentes), tourisme, services (de l’offshoring à la sécurité sociale, en passant par les offres de prestation bancaires et boursières)… Le chambardement est partout avec une nouveauté : le rôle sans précédent d’entreprises et établissements publics dont certains étaient considérés il y a peu comme des boulets et qui tirent désormais le Maroc vers le haut.
Quel est le secret de ces secteurs et entreprises locomotives ? Ils répondent tous à une volonté politique très forte, clairement déclinée et qui s’inscrit dans un horizon déterminé. L’Etat a des objectifs précis, chiffrés, datés. Tous les leaders dans leur domaine vont donc dans le même sens avec, chacun, ses obligations de résultats. Et ceux qui ne sont pas leader n’ont que deux options à terme : le devenir ou disparaître.
D’après l’article de Hakim Arif
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Samedi, septembre 13th, 2008
Mogador-Essaouira pour Thomas & PironSans préciser de date, le ministre du Tourisme Adil Douiri, a déclaré que la signature du prochain accord avec le groupe belge Thomas & Piron pour l’aménagement de la station Mogador-Essaouira, est pour bientôt. Ce projet permettra la création de 3.000 postes d’emploi directs et environ 15.000 postes d’emploi indirects.
La signature du prochain accord entre le ministère du Tourisme et le groupe belge Thomas & Piron pour l’aménagement de la station Mogador-Essaouira, est pour bientôt. C’est ce qu’a annoncé le ministre du Tourisme, Adil Douiri, dans des propos tenus jeudi dernier, à l’issue du Conseil de gouvernement, sans préciser de date fixe. Dans son exposé, relayé par l’agence MAP, le ministre a ajouté que les négociations concernant les autres projets programmés dans le cadre du plan Azur (Mazagan-El Jadida, Lixus-Larache) débuteront lors des mois de septembre et octobre de l’année en cours.
Le projet Mogador-Essaouira permettra, quant à lui, la création de 3.000 postes d’emploi directs et environ 15.000 postes d’emploi indirects. Il sera d’une capacité d’accueil qui atteindra 8.700 lits, soit l’équivalent de celle de la ville de Casablanca. L’aménagement de la station par Thomas & Piron est loin d’être le fruit d’un simple hasard. Une alliance entre ce groupe et une entité, qui n’est autre que le fonds d’investissement Risma, piloté notamment par le groupe Accord, très présent dans la ville d’Essaouira, a été conclue bien avant.
Thomas & Piron opère dans la construction de logements résidentiels en Belgique et au Luxembourg. Le groupe accumule une moyenne annuelle de construction et de commercialisation de 650 logements avec un chiffre d’affaires de 740 millions de dirhams. Il est présent au Maroc dans la promotion immobilière dans des villes comme Casablanca, Rabat et El Jadida et touristique, en l’occurrence, dans la ville ocre. Dans son exposé, Douiri a également rappelé la convention d’investissement qui avait été signée à la fin du mois dernier à Tanger avec le groupe espagnol Fadesa.
Pour le Ministre, ce programme figure parmi les investissements les plus importants dans l’histoire du Maroc, puisqu’il porte sur un montant de neuf milliards de dirhams. Ce projet, qui générera 28.000 nouveaux lits, permettra la réalisation d’une capacité d’accueil égale à celle de la ville de Marrakech, a-t-il précisé, ajoutant que ledit projet créera 8.000 postes d’emploi directs et 40.000 autres de façon indirecte dans les secteurs liés au tourisme.
Douiri a également rappelé que l’activité touristique au 31 juillet de cette année a connu une quasi-stabilité en terme de nuitées, en dépit de la conjoncture internationale défavorable qu’a connue le secteur touristique et ce, grâce à la confiance et à la crédibilité dont jouit le Maroc.
Par : Tarik QATTAB mimag.info
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Mardi, septembre 9th, 2008
- Immobilier 2020, une étude commandée par le département Hejira
- Objectif: dresser un tableau de bord du secteur à l’horizon 2020
«LES opérateurs immobiliers ont besoin de visibilité». L’affirmation n’émane pas d’un promoteur immobilier, mais bel et bien de Taoufiq Hejira, ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme. Ce dernier a dû sans doute lire l’article de L’Economiste du 28 août dernier où un opérateur déplore «l’opacité du marché» et le silence radio de l’Etat, qui «ne ventile pas de chiffres alors qu’il dispose des moyens et ressources pour produire des documents analytiques, loin des effets d’annonce».
En réponse donc à ce besoin cruel qui laisse le secteur immobilier en proie aux spéculations, souvent malintentionnées, des uns et des autres, et pour asseoir le débat sur des bases «scientifiques», le département Hejira a décidé de produire une étude intitulée «Immobilier 2020». Un appel d’offres a été lancé dans ce sens et un cabinet d’études marocain a été désigné pour réaliser l’étude en question. «Le cabinet marocain sera conseillé par un grand cabinet international spécialisé», précise une source autorisée au ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme. Au département de Hejira, l’on reste toutefois silencieux sur le nom de ces cabinets ainsi que sur le chiffre d’affaires de ce marché. L’étude «Immobilier 2020» a donc pour objectif premier de «dresser un tableau de bord pour les différents professionnels du secteur à l’horizon 2020».
Le choix de cette échéance est motivé par le fait que pour l’immobilier, les projections ne doivent se faire que sur le court terme. «Dix ans sont à notre sens une échéance appropriée en raison de la dynamique du secteur et du besoin de visibilité à moyen terme, sans coller à un agenda politique. C’est une étude qui veut soutenir le secteur et lui donner une visibilité dans un contexte mondial et national particulier», explique Mounia Diaa Lahlou, directrice de la promotion immobilière.
La démarche privilégiée est de profiter des études précédentes et celles en cours, notamment l’étude «Immobilier 2030» qui en est à sa dernière phase et qui a un caractère plutôt national. De plus, les contrôleurs régionaux du ministère seront mis à contribution. «Depuis hier, des consultations régionales ont été lancées», affirme-t-on au ministère de l’Habitat. Le souci est donc de coller au plus près à la réalité du secteur dans les différentes régions. L’explication de ce choix est la suivante: «Si des villes présentent des signes d’accalmie, voire de déprime, d’autres connaissent une dynamique soutenue de leur secteur immobilier». Lesquelles? L’étude du département Hejira devra, en principe, nous en apporter la réponse. Les premiers résultats sont attendus pour 2009.
Nabil TAOUFIK leconomiste.com
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Samedi, septembre 6th, 2008
Adil Douiri, ministre du TourismeLe projet de loi sur l’immobilier locatif à vocation touristique est fin prêt. Le texte qui doit être soumis incessamment au Conseil de gouvernement introduit plusieurs nouveautés.
Le projet de loi sur l’immobilier locatif à vocation touristique est fin prêt. Le texte passera au plus tard lors du Conseil de gouvernement du 10 février prochain. Défendu par Adil Douiri, cet outil législatif qui ne suscite pas d’enthousiasme débordant du côté du ministère des Finances a été réalisé sur la base d’une étude préalable.
Ce travail, indique-t-on au ministère, devrait déterminer les bases d’une législation et d’une fiscalité encourageantes pour inciter les investisseurs, institutionnels ou individuels marocains à investir leurs fonds ou leurs épargnes dans l’immobilier locatif touristique.
Pour sa part, les Finances considéraient que ce type de produit devrait relever du même cadre législatif que celui de l’immobilier classique. C’est dire qu’en concept, c’est sur les incitations fiscales à donner à L’ILVT que les avis divergent.
Deux catégories de résidences touristiques se distinguent au regard du texte de loi : d’abord les résidences immobilières touristiques à créer. Il s’agit d’ensembles comprenant des appart-hôtels à vendre. En elle même, la résidence touristique est considérée comme un hôtel. Le propriétaire qui peut louer son appart-hôtel n’a pas le droit d’y séjourner plus de deux mois par an.
Côté gestion, tout est ficelé. La RIT est donc une résidence immobilière touristique dont les unités de logement appartiennent à plusieurs copropriétaires qui s’engagent à en confier la gestion, pendant une période d’au moins neuf ans, à une société de gestion unique titulaire d’une licence d’exploitation. Au gestionnaire revient la mission de s’assurer de l’homogéneité de l’ameublement et la permanence de l’exploitation. Quant aux résidents, ils sont soumis à la loi sur la copropriété.
Quant à la deuxième catégorie, elle concerne les résidences touristiques déjà existantes et exploitées en mode time share. «Une catégorie à encadrer et à réguler », déclare-t-on au ministère du Tourisme. Sur ce point, un texte de loi, actuellement en cours de finalisation, viendra en complément de celui relatif à l’immobilier locatif à vocation touristique. Le time share s’emploie pour un ensemble homogène d’appartements ou de villas meublées dont l’usage est partagé entre plusieurs détenteurs qui possèdent chacun un droit préférentiel d’utilisation à une date donnée. L’adoption de ces nouvelles dispositions législatives permettront au programme «Vision 2010 » de trouver une alternative à la lenteur relative du rythme de construction des lits hôteliers.
En 2005, à peine 5800 lits ont été ouverts contre 9 500 en 2004. Des chiffres qui sont encore loin des objectifs du contrat-programme qui consistent à lancer dans le circuit commercial 16.000 nouveaux lits par an. Le projet de loi sur l’immobilier locatif à vocation touristique permettra-t-il de combler le gap ?
Par : Adam Wade / Aujourd’hui le Maroc.
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