Aucun risque de contagion « FADESA MAROC » !

Mardi, septembre 2nd, 2008

LA bulle immobilière a éclaté outre-Méditerranée. Martinsa-Fadesa en est sa première victime. Le groupe espagnol s’est placé, hier 15 juillet, en cessation de paiement, de quoi donner des sueurs froides à beaucoup de parties concernées au Maroc.

D’abord, l’Etat marocain. Fadesa est le concessionnaire de la station Saïdia, première station du plan Azur. Celle-ci est censée servir de locomotive pour le reste des stations programmées. De sa réussite dépend donc, ne serait-ce que partiellement, la bonne marche de la suite du plan Azur.

La cessation de paiement de Martinsa-Fadesa soulève des interrogations sur la viabilité de ses chantiers et plus particulièrement celui de Saïdia. En fait, il y a assez peu de risques, puisque le groupe marocain Douja Promotion Addoha a pris le contrôle de ce projet l’année dernière. C’est la réponse donnée par une voix autorisée dès lundi chez le groupe marocain qui souligne que ses actifs et patrimoine sont au Maroc. Lundi, le cours d’Addoha avait baissé de 0,66% ce qui n’a pas de signification. Hier, le cours a clôturé à moins 0,22%.

Mais, l’éventualité d’un contrôle à 100% de Fadesa Maroc par Addoha est écartée pour le moment. Le cas échéant, la première station du plan Azur sera donc à 100% marocaine. «On n’est jamais mieux servi que par soi-même», l’adage serait alors toujours d’actualité.

Martinsa-Fadesa a plongé dans cette crise à cause du refus de financement de ses projets de la part de ses banquiers. Il s’agit notamment de la banque publique Institut du crédit officiel (ICO). Le groupe espagnol demandait 4 milliards d’euros pour achever ses plans de développement, notamment à l’étranger. Une somme qui représente près du tiers de son patrimoine estimé à 10,8 milliards d’euros! Parmi les arguments cités par le management d’Addoha pour défendre la santé de sa filiale Fadesa Maroc le fait que, pour les crédits, l’entreprise s’adresse exclusivement aux banques marocaines.

La grande question est de savoir comment l’économie immobilière et touristique du Maroc va se comporter face à la crise occidentale. Pour l’instant, les effets sont plutôt positifs puisque depuis quelques temps les promoteurs espagnols et européens tentent leur chance au Maroc sachant que tôt ou tard la bulle allait éclater chez eux.

Immobilier au Maroc: Pas risque de contagion

UN stock de logements vides qui gonfle de jour en jour et des promoteurs se retrouvant avec des projets en chantier sur les bras et pas d’acheteurs. C’est à cela que ressemble la situation du marché immobilier ibérique.

Ce n’est pas sans rappeler celle du marché marocain où la stagnation s’est installée avec une ombre d’éclatement de bulle qui plane. Pour Saïd Sekkat, secrétaire général de la Fédération nationale de la promotion immobilière (FNPI), la comparaison n’a pas lieu d’être. «Ce n’est pas les mêmes conditions de marché», insiste-t-il. «Il pourrait y avoir quelques corrections des prix sur le haut standing mais sans effets sur la totalité du secteur parce que la demande est toujours aussi importante». Quant à la demande des étrangers, Sekkat explique que «celle-ci est très variée.

Si l’on assiste à un recul de la demande espagnole, les clients français sont toujours aussi nombreux et de nouvelles nationalités s’intéressent au Maroc, notamment les Belges et les Anglais. Pour ce qui est de la présence des promoteurs espagnols sur le marché marocain, le secrétaire général de la FNPI indique que son association ne compte aucun membre ibérique.

Nabil TAOUFIK leconomiste.com

Agences Immobilieres : 30 millions d’agents immobiliers au Maroc ?

Vendredi, août 29th, 2008

Avec une moyenne de 250 000 transactions par an réalisées sur les dix dernières années, le Maroc connaît un boom immobilier incontestable. Dans la foulée, différents métiers du bâtiment et de la promotion immobilière en ont profité. Les agents immobiliers ont également surfé sur la vague. Pourtant, ce métier reste aujourd’hui opaque, peu structuré et dispose de peu d’indicateurs chiffrés, voire pas du tout. Aucune indication sur le nombre d’agents immobiliers au Maroc, aucun cadre juridique ni de tutelle ministérielle. Bref, un corps de métier qui échappe à tout contrôle.

« Au Maroc, tout le monde peut s’improviser agent immobilier », résume M. Alteresco, DG de Ramses Consulting & Repimmo Investment, qui dispose de pas moins de huit agences immobilières à Fès, Marrakech, Tanger, Meknès, Rabat, Casablanca, Agadir et Marrakech.

La seule mention légale réglementant l’intermédiation immobilière figure dans la loi de janvier 1945 sur les agents d’affaires et les conseils juridiques. Néanmoins, le président de l’Association nationale des conseils juridiques et des agents d’affaires, Moulay M’hamed Laraki, précise que, concrètement, il s’agit d’un corps de métier à part qui dispose de sa propre organisation professionnelle. Certes, une association d’agents est née il y a plusieurs années, mais ses actions demeurent très limitées. (more…)

Le marché du logement marocain paralysé

Dimanche, août 24th, 2008

Notaires, agents immobiliers, promoteurs et banquiers sont unanimes : le marché est presque immobile. Les professionnels prévoient une stagnation des prix, mais pas une baisse.Les encours de crédits immobiliers aux particuliers ont diminué entre avril et juin.

page_image «Il y a six mois, nous redoutions une éventuelle crise du logement. Aujourd’hui, nous pouvons affirmer que nous y sommes arrivés». Le commentaire sort de la bouche du responsable des crédits immobiliers d’une grande banque de la place. «Un projet qui demandait une période de commercialisation d’un mois l’an dernier en demande aujourd’hui trois ou quatre», poursuit-il. Ses propos trouvent d’ailleurs écho chez les notaires : «C’est calme, trop calme même !» ; et chez certains agents immobiliers : «Depuis les trois derniers mois? Pas une seule vente !».

Ce n’est pas une surprise, le ralentissement du marché immobilier défraie la chronique depuis six mois déjà. Les premiers signes sont apparus à Marrakech sur le segment du haut standing.
La différence, c’est qu’aujourd’hui les intervenants du secteur sont unanimes et constatent la tendance qu’ils redoutaient tant : celle du calme plat, le vrai. «Sans exagérer, je peux affirmer que mon activité a diminué de plus de la moitié», confie un notaire de Casablanca. (more…)

Arthur l’Optimist: nouveau réseau d’agences immobilières au Maroc!

Mercredi, août 20th, 2008

Un nouveau réseau d’agences opérant dans l’immobilier va bientôt s’implanter au Maroc. «Arthur l’Optimist» table sur l’ouverture de quelque 100 agences au Maroc d’ici fin 2012.

Le réseau français, initié par le Groupe Caisse d’Epargne et déjà présent en France avec plus de 400 agences et une centaine en Italie, créera au Maroc une master franchise tenue par la société HMS Développement.

«Avec une moyenne de 250.000 transactions par an réalisées ces 10 dernières années, le Maroc connaît un boom immobilier incontestable. Le créneau est rentable et tout le monde peut s’y lancer. De nombreuses enseignes se sont déjà installées», a-t-on appris auprès des responsables d’Arthur l’Optimist. Le futur réseau compte s’implanter d’abord dans les grandes villes du Royaume.
Le lancement officiel et l’ouverture d’une première agence auront lieu le 16 octobre prochain à Casablanca.

Le secteur d’activité du réseau concernera les immeubles neufs ou de deuxième main, ainsi que la location. Des services d’assistance juridique, de communication, d’administration des biens et de gestion locative seront également proposés aux clients.

Les futures agences seront très indépendantes dans la personnalisation de leurs services en fonction des attentes des clients. Elles devront bénéficier des avantages offerts par le réseau immobilier tout en assurant leur propre gestion. Notons qu’au Maroc le métier des agences immobilières reste aujourd’hui opaque, peu structuré. Autant dire que la porte est ouverte à tous les abus. De plus, l’absence de cadre juridique influe directement sur la qualité et la fiabilité du travail des agences. Il existe une nette demande aujourd’hui pour plus de structuration afin de redonner confiance aux investisseurs de plus en plus intéressés par le secteur.

M. M.
L’Economiste.