Le ministère de l’habitat veut réguler les prix de l’immobilier et développer l’offre. Des réflexions sont engagées pour la mise en place d’une taxe sur les logements vacants et la création d’une agence nationale d’intermédiation de location.
C’est un remaniement de taille que le secteur de l’immobilier se voit offrir. Les réformes sont considérables. Elles versent toutes dans un seul objectif. Rendre la propriété accessible à tous et stabiliser les prix de l’immobilier. Intervenant au nom du ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et de l’Aménagement de l’espace, Taoufiq Hejira lors d’une table ronde organisée, vendredi à Casablanca, par la Chambre britannique du Commerce sur le thème «Coût de l’immobilier au Maroc: opportunités et limites», Abderrahmane Chorfi, directeur général de l’Urbanisme, de l’Architecture et de l’Aménagement du territoire a tout d’abord rappelé les douze mesures annoncées ces derniers jours et destinées à réguler les prix de l’immobilier. Il a, en outre, indiqué que le Code de l’Uurbanisme en est à ses dernières retouches au Secrétariat général du Gouvernement avant d’être soumis au Conseil de gouvernement. «Nous formulons l’espoir qu’il arrive au Conseil du gouvernement d’ici juin 2008, et pouvoir ainsi être déposé au parlement à la session de septembre prochain», a-t-il indiqué. Et ce n’est pas le seul texte qui attend validation. Selon M. Chorfi un autre texte relatif aux quartiers non réglementaires est également dans le pipe.
«Parmi les mesures envisagées le ministère travaille sur un code de commercialisation qui permettrait la lutte contre la spéculation», a annoncé le directeur général de l’Urbanisme, de l’Architecture et de l’Aménagement du territoire. Le volet juridique n’est pas seul concerné. En effet, «de nouvelles villes sont en cours d’études dans les périmètres de Tanger, d’Agadir et de Nador. Il s’agit d’environ 1.000 ha qui profiteront à une population entre 250 et 300 mille habitants», a ajouté M. Chorfi. Il s’agira, aussi, pour le ministère de lancer un nouveau programme d’habitat menaçant ruine. Pour cela l’Etat a mobilisé 600 MDH sur la période étalée entre 2008 et 2012.
Dans la foulée des mesures pensées aussi, «un texte sur les logements locatifs a déjà été conçu par le ministère et sa soumission au Conseil de gouvernement est prévue pour les prochains jours», affirme la même source. Autre mesure, et non des moindres. Celle de l’instauration d’une taxe sur les logements vacants. «Le ministère de l’Habitat travaille conjointement avec celui de l’économie et des finances sur la mise en place de cette taxe. Mais la priorité demeure celle de définir d’abord la notion de logement vacant», a déclaré Abderrahmane Chorfi. Aujourd’hui, le Maroc compte près de 800.000 logements vacants. Aussi, M. Chorfi a mis en relief l’aspect sensible de la mise en place de cette taxe dans la perspective de promotion du logement locatif, sans pour autant empiéter sur le droit de tout citoyen d’accéder au logement secondaire. Un dilemme de taille se pose, donc, aux décideurs. À partir de quel moment un logement peut-il être considéré comme étant vacant? «Dans le concept de logement vacant, il faut écarter trois composantes. Les logements des MRE, ceux en cours de commercialisation et les logements vraiment secondaires», réagit Taoufiq Heijra à ce sujet. Par ailleurs, le ministre de l’habitat n’est pas entièrement pour la taxation des logements vacants, estimant que «la taxe n’est pas le chemin systématique pour encourager ou décourager. Il faut aller puiser dans les solutions d’adhésion et de concertation». En ce sens que M. Hejira «plaide pour la mise en place d’une agence nationale d’intermédiation de location au Maroc, qui permettrait de mobiliser ces 800.000 logements au service de la promotion du logement locatif et qui serait garant de cette location».
D’ailleurs, le ministre a pensé à tous les contours de cette idée. Selon lui, il s’agirait d’une agence qui se chargerait d’intermédier dans les contrats de location, avec une retenue à la source sur les revenus des locataires. «Des conventions seront signées avec les employeurs, pour que ceux-ci prélèvent à la source les loyers de leurs employés. Ainsi, les parties aux contrats se verront, toutes trois, garanties», indique-t-il. Plus encore, «l’agence sera rémunérée à 10%. Une moitié pour ses services, et les 5% restants comme garantie pour remettre en état le logement quand le contrat de location arrivera à sa fin», explique M.Hejira.
Meriem Allam
Source : Aujourd’hui le Maroc
Le Premier ministre, Abbas El Fassi a présidé, lundi à Rabat, la cérémonie de signature d’une convention relative à l’aménagement de la station touristique Sidi Abed à El Jadida, entre le gouvernement et le Consortium Maroco-Koweitien pour le Développement (CMKD).
Cette convention a été signée par le ministre du Tourisme et de l’Artisanat, Mohamed Boussaid, le secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’intérieur, Saad Hassar, le Haut commissaire aux eaux et forêts et à la lutte contre la désertification, Abdeladim Lhafi et le directeur général du CMKD, Walid El Fahid.
Intervenant au début de cette cérémonie, M. El Fassi a rappelé que S.M. le Roi Mohammed VI avait insisté, lors des 7es Assises du tourisme (28/04/07), sur la nécessité que la dynamique touristique devra également profiter au tourisme intérieur et que le Plan Biladi, qui vise la construction d’un certain nombre de stations touristiques adaptées à ce type de tourisme, soit accéléré et soutenu, indique un communiqué de la Primature.
Cette convention traduit la volonté du gouvernement d’accélérer la cadence de réalisation du plan relatif au tourisme intérieur, a indiqué M. El Fassi, qui a félicité, à cette occasion, le directeur général du CMKD et l’ensemble du personnel du groupe pour ce projet qui contribuera de manière effective au développement du tourisme interne, un choix stratégique du Maroc dans le cadre de la vision 2010.
M. El Fassi s’est félicité, également, des différents investissements du groupe au Maroc, notamment dans le secteur touristique, lesquels contribuent à la création de nombre de postes d’emploi, au développement économique du pays ainsi qu’à l’augmentation de sa capacité d’accueil touristique.
Cette convention s’inscrit dans le cadre de la mise en oeuvre du “Plan Biladi”, élaboré par le gouvernement pour la promotion et le développement du tourisme intérieur, à travers la création de huit zones touristiques, avec une capacité d’accueil globale de 30.000 lits au niveau des résidences touristiques et des campings.
La station Sidi Abed dont la réalisation nécessitera une enveloppe s’élevant à 461 millions de dirhams sera réalisée sur une superficie de 40 hectares et créera 375 emplois directs.
Auteur : MAP
| Jeudi 29 Mai 2008 | |||||||||||||||||||||||||||||||||
|
|||||||||||||||||||||||||||||||||
| Vendredi 30 Mai 2008 | |||||||||||||||||||||||||||||||||
|
|||||||||||||||||||||||||||||||||
| Samedi 31 Mai 2008 | |||||||||||||||||||||||||||||||||
|
|||||||||||||||||||||||||||||||||
PROGRAMME CULTUREL FESTIVAL PRINTEMPS D’AZEMMOUR
CARACTERISTIQUES :
culturel et artistique, centré sur le patrimoine de la région d’Azemmour, la création contemporaine, l’action culturelle pédagogique, l’environnement urbain et l’espace mural.
Espaces d’art, Ateliers portes-ouvertes, Maisons d’artistes, Art au Collège, Peintures murales, Patrimoine en action
CIBLE :
la population d’Azemmour dans son ensemble et précisément les scolaires, les associations, le grand public, ainsi que les festivaliers, les touristes et les médias nationaux et internationaux.
PERIODE :
29, 30, 31 mai 2008
LIEU :
la ville d’Azemmour
UNE TRIPLE MISSION
Une mission culturelle :
la valorisation du patrimoine de la ville, la sensibilisation aux arts vivants et matériels, la rencontre d’un public, le renforcement de l’identité de la ville autour de la culture et de l’art.
Une mission d’animation :
l’acquisition d’un espace et d’un temps pour diversifier l’offre culturelle et créer une dynamique d’animation dans différents lieux, galerie, collèges, lycées, associations de quartier, maisons de jeunes et autres lieux publics.
Une mission de médiation :
renforcer les échanges culturels et établir des ponts entre les différents espaces, urbain, scolaire, associatif et artistique.
DES OBJECTIFS CLAIRS
- Mettre en place un espace de dynamisation de la création culturelle, ouvert sur les expériences artistiques diverses.
- Favoriser la création de réseaux autour de l’art et du patrimoine culturel.
- faire venir le public et promouvoir les équipements.
- Laisser une empreinte durable et pérenniser ce rendez-vous annuel créateur d’espaces de dialogue.
LIEUX ET ESPACES D’INTERVENTION
La Casbah d’Azemmour
Les collèges d’Azemmour
La médina, animations dans les différents quartiers de la ville, espaces d’art, ateliers portes–ouvertes, maison d’artistes, monuments historiques
La Place de la Capitainerie
Les espaces environnants
LES ACTIVITES DU FESTIVAL
L’art au collège, animations culturelles « Pédagogie du Patrimoine »
Concept :
Le patrimoine culturel, naturel et architectural entre les mains des jeunes d’Azemmour. Un travail sur les monuments historiques, les sites naturels/archéologiques, les artisans, avec pour objectif la sensibilisation à la diversité patrimoniale et culturel ainsi que la présentation d’œuvres réalisées par les collégiens et lycées de 4 établissements scolaires de la ville d’Azemmour: Collège Moulay Bouchaib, Collège Lalla Hasna, Collège Imam Ali, Lycée Oum errabii. Pédagogues: Ahmed El Amine, Mustapha Ouanguich, Abdelouahad Jabori, Khalid El Kahlaoui, Mohamed Handiri, Zine El Abidine El Amine, Abderrahim Aafan, Abdeslam Bekri. Partenariat avec la Délégation de l’Éducation Nationale
Thème :
réflexion et créativité autour de la notion de sauvegarde et de protection de l’environnement. Manifestation autour de thèmes de sensibilisation au développement humain (environnement naturel, patrimoine culturel, matériel, immatériel, art vivant…)
Lieu de présentation :
Place de la Capitainerie
Edition :
Catalogue projet scolaire
Art Contemporain : Espaces d’art | Ateliers portes–ouvertes | Artist’s house
Regards sur la création contemporaine marocaine avec la réalisation et la présentation d’œuvres d’art d’artistes de la ville d’Azemmour
Abdelkrim Al Azhar, Ahmed El Amine, Zine El Abidine El Amine, Abderrahmane Rahoule, Ahlam Msefer, Abdallah Dibaji, Abdelhamid Kalmoune, Mohamed Hamidi, Anas Bouanani, Bouchaib Khalouk, Bouchaib Habbouli.
Issa El Jad, Mustapha Ouanguish, Khalid El Kahlaoui, Redouane El Kihel, Chouffani Mohamed, Abdelkader El Makouti.
El Hani, Abdelbaki Hachlafi, Ouchane, Fatma Bentarmoune, Miloud Rafie, Said Ettabaa,Redouane Ben zemmouri
Lieux d’art :
Atelier Ahmed El Amine Atelier Ahlam Atelier Rahoule Atelier Hamidi Espace Nadi Niswi Galerie Akwas 1 espace en cours de validation.
Edition :
Dépliant de présentation des artistes
Musée vivant :« Le mur peint, un itinéraire architectural »
La réalisation de peintures murales pour célébrer la ville d’Azemmour et accompagner le promeneur. Des œuvres qui marquent la mémoire collective pour être à la portée de tous.
Un parcours, une expérience qui sera mené par les lycéens et collégiens d’Azemmour avec la collaboration des pédagogues: Ahmed El Amine, Abdeslam Bekri, Khalid El Kahlaoui et Mustapha Ouanguich
Lieux de réalisation :
Médina d’Azemmour / surfaces 15
Le concept du Printemps d’Azemmour a partie liée avec la riche histoire de la ville. Il se veut un esprit de dialogue et de fraternité entre les cultures, toutes les cultures.
Utilisant essentiellement la musique pour promouvoir le dialogue et la fraternité entre les cultures, le Festival Printemps d’Azemmour puise dans l’héritage commun entre les trois mondes (Afrique, Europe et Amérique) afin de bâtir un pont, qui, l’espace de ce festival, reliera les rives d’Oum Errabi aux rives de la Méditerranée et celles de l’Amérique lusitanienne. Un pont qui aura pour nom Fraternité. Puisque telle est la vocation de la ville d’Azemmour (dont le nom signifie Rameau d’olivier) qui fut en son temps un exemple de tolérance entre les religions de la cité, l’humain ayant toujours prévalu sur les considérations politiques.
Sur son chemin de la rencontre et la fraternité, Azemmour accueillera le Cubain Maraca qui, à travers ces différents groupes, tente de diversifier et d’enrichir la Salsa traditionnelle.
Azemmour honorera, durant ce festival, l’héritage Espagnole à travers son group Amparanoia. Ce dernier, connu pour son travail de fusion entre les formes Cubain et Reggæ de la musique, renforcera la valeur principale du festival: la création d’un espace de compréhension et d’entente pour cristalliser l’histoire de la ville.
De par son héritage portugais (Comptoir portugais au XVe siècle) et pour renforcer ses liens historiques avec le Portugal, Azemmour accueillera Louis Simao, jeune artiste portugais multi talentueux. Louis Simao est connu mondialement pour son style unique et sa quête de fusionner plusieurs style de musique comme la salsa cubaine, le reggæ, et le funk.
D’autres activités culturelles sont organisées dans le cadre du festival :
Comme dans la première édition du festival d’Azemmour, l’art et la culture occupent une place importante, notamment à travers des actions de valorisations du patrimoine culturel et de dynamisation de la création artistique dans cette ville.
Ceci répond au souci de contribuer, d’une part, à rendre l’art et la culture plus accessible au grand public Zemmouri et, d’autre part, à cristalliser l’identité culturelle de la ville.
A cet égard, diverses manifestations sont programmées dans plusieurs espaces urbains :
- Des animations pédagogiques et des ateliers scolaires sous la thématique « Animation culturelle, Pédagogie du Patrimoine » : Intervention de 80 élèves sur 4 établissements scolaires ainsi que la conception et la réalisation d’une brochure du projet scolaire
- La réalisation de peintures murales
- Des expositions d’art contemporain
Objectif du festival
Le principal objectif assigné à cette manifestation consiste à faire de ce festival un vecteur de développement. Il s’inscrit dans une perspective de sauvegarde et de valorisation du patrimoine tant historique que culturel de la ville venant ainsi compléter un éventail de projets visant à dynamiser la région.
Le choix de la cité d’Azemmour pour la tenue d’un festival paraît évident pour cinq raisons principales :
- la beauté du site
- L’histoire de la ville
- La proximité de Casablanca
- Plusieurs projets concrets d’aménagement
- Le succès de l’édition précédente
Le projet d’aménagement du site d’El Haouzia sur le littoral entre Azemmour et El Jadida solidifiera les efforts de l’association à promouvoir le développement de la région.






